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Le Tableau du samedi chez Lady : Pierre Adrien Sollier - Lenaïg
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Mais qué mais qué mais qu'est-ce que c'est (comme dans la chanson) ? Un gag ? Une pub ? Mais non mais non, si ce n'est pas une huile sur toile (?) comme le chef d'oeuvre de Léonard, c'est bien un tableau, soigneusement peint à la main ! Mon choix d'aujourd'hui,
Lady Marianne, pour ton
Tableau du samedi (clic !).

On reconnaît un personnage en Lego, de Playmobil. Mais on ne le trouvera pas à vendre en figurine (ou alors je l'ignore encore). Cette étonnante Joconde est la création de Pierre Adrien Sollier, jeune artiste qui, une fois l'idée germée en son cerveau après avoir utilisé les célèbres petits bonshommes dans ses travaux de préparation à sa peinture, ne s'en est pas tenu à Mona Lisa.

Mais moi je me concentre sur sa Mona Lisa. En surimpression d'abord m'est apparu le casque noir de Dark Vador et l'éclat métallique des vêtements m'a fait penser aux robots d'Isaac Asimov ! Oh ! L'artiste n'aurait-il pas plutôt deviné ce qui se cache derrière l'énigmatique sourire de Mona Lisa ? En fait, elle vient d'ailleurs, c'est une extraterrestre ! Elle ne croise pas tranquillement les bras sur ses genoux, elle avance des mains en forme de pinces ! Inquiétant ? Non non, réjouissant ! Ce ne sont pas des pinces, ce sont des mains à la Playmobile, tout en rondeurs comme son sourire et ses yeux en billes à la Tintin ! Forcément qu'elle ne croise pas les bras, elle ne peut pas !

Un joli décolleté aussi, sur un corsage à basques, une jupe à panneaux qui ne ressemble pas à la tenue de Mona Lisa si l'on regarde bien. En fait, l'artiste s'est inspiré de Mademoiselle Playmobil, voyons ici :

Le Tableau du samedi chez Lady : Pierre Adrien Sollier - Lenaïg
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Mademoiselle Playmobil existe bien en figurine et dispose de toilettes variées. Ici, elle arbore une tenue de la Belle époque (du début des années 1900). Grâce à Pierre Adrien Sollier, nous nous promenons à travers le temps. La vraie Mona Lisa ne fut sans doute pas consciente de tout ce que Léonard de Vinci a fait passer dans sa toile, son sourire (innovateur pour l'époque, qui ne faisait pas sourire les portraits) lié à l'étrangeté et l'inhumanité du paysage, entre calme et chaos. On sait que son sourire était dû aux distractions qui lui étaient proposées lors de ses longues séances de pose : jongleurs, musiciens tandis que Léonard lui conférait une autre dimension : la conscience du temps qui passe impitoyable et le côté éphémère de la beauté.

Pierre Adrien Sollier, en conservant sur son oeuvre l'inhumanité inquiétante du paysage, soustrait la noble dame au temps implacable et nos interprétations font le reste ! D'autres artistes ou plaisantins lui ont déjà fait vivre d'autres vies, Philippe Geluck par exemple. Sous mon regard, la voici dans le gai Paris de 1900, prête à prendre place dans la calèche qui la conduira ... à l'Opéra comique, assister à (pourquoi pas ?) une représentation de : Pelléas et Mélisande, transposition de l'histoire de Tristan et Yseult, livret de Maeterlinck, musique de Claude Debussy, l'histoire d'un amour impossible qui n'était pas le sien, elle heureuse en mariage et en maternité (à ce que l'on sait).

Lenaïg

Tag(s) : #Articles
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