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 Le ballon de sept heures
  
Le temps qu'il fera demain ne laisse personne de glace. Les prévisions météos sont devenues aussi indispensables que le pain quotidien. Un pain high-tech auquel communie toute la planète.

Si les Colette de ce monde peuvent nous révéler à l'avance température, précipitations et force du vent c'est grâce à une grande collaboration internationale.

Chaque matin, à sept heures tapantes, des ballons-sondes sont lâchés au Québec. Ils entraînent vers le ciel des instruments qui mesurent la température, la vitesse du vent et l'humidité. Le même geste est posé au même moment un peu partout sur la planète. «C'est fait partout dans le monde. La très grande majorité des pays participent et ça se fait aussi en mer avec des bateaux», explique André Cantin, météorologue à Environnement Canada. Cette envolée de ballons s'effectuent en fait deux fois par jour, aux douze heures.

Le but de cet exercice : «Obtenir une image de l'atmosphère sur l'ensemble du globe à des moments précis.»

Les données recueillies par les sondes durant leur ascension sont transmises en temps réel à l'Organisation météorologique mondiale, liée à l'Organisation des nations unies. «Elles servent à faire des cartes d'analyse et elles alimentent des modèles de simulation», indique M. Cantin. Des informations provenant de satellites entrent aussi dans les équations.
À partir de l'ensemble des données pertinentes, un super ordinateur au centre de météo canadien à Dorval simule des systèmes météorologiques pour produire des prévisions locales.

15 km d'altitude
Il existe cinq stations d'aérologie au Québec, situées en dehors des grands centres urbains, Maniwaki, Sept-Iles, Kujuaaq et Kuujjuarapik. Les ballons lâchés montent jusqu'à 10 ou 15 km dans l'atmosphère. La pression de l'air sur leur paroi diminuant, ils enflent et finissent par éclater. Les instruments chutent alors. Les chances de les recevoir sur la tête sont minimes. «L'appareillage est très léger. Très souvent, il tombe en forêt ou en mer», précise André Cantin.

Contrôler un jour la météo ?
Au lieu de prévoir la météo l'être humain pourra-t-il un jour la maîtriser ? «Si vous pensez pouvoir rivaliser avec l'énergie solaire oui, mais j'en doute», répond à cette question le météorologue. «Le soleil est la source du moteur climatique. L'ensemble du globe est touché. En voulant contrôler, on peut causer plus de tort que de bien.»
Michel Thibault (clic)
Tag(s) : #Les billets-éditoriaux de Michel Thibault
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