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faustine-et-le-bel-ete-01 

 

À l’opéra

Divine Faustine

Jamais ne badine.

En sourdine, se faufile

Au Gymnase, prend bobine

La jeunesse, l’enjeu, on devine.

Au bras de Faust se dandine.

Effeuille la Marguerite !

Son âme à pied dans ses bottines,

Le sapin de haute couture de Marie-Louve - Novembre 2010Au diable la coquine,

Pendant que Valentin sans médaille,

S’escrime.

 

Mauvais augures, l’heure assassine

Une fauvette à l’opéra de Faustine.

Son cinéma, elle se joue à la mine,

La divine baladine dodine

De la tête sur sa creuse fosse.

Repose un bouquet d’aubépines

Au parfum de l’Air des bijoux.

La gueuse boudine de blanc sa ligne

Et dîne devant sa machine.

Ainsi carabinée, elle rembobine.

 

Sa Bossa Nova, son Faust de Gounod

Souffrances de Goethe, passées, « go »,

Faustine se débine avant de quitter les lieux,

Le veau d’or est toujours debout !

Il était un roi de Thulé,

À la Castafiore, l’archétype :

Ah ! Je ris de me voir si belle,

Gloire immortelle de nos aïeux,

Vous faites l’endormie…

Anges purs Anges…

 

Faustine plie l’échine

Sur sa machine de la rue Sainte-Catherine

Et sur sa tête, elle pique des bobépines

Made in Palestine qui n’est pas chum avec ma voisine,

Elle, la fureur de Méphisto, combine brigandine,

Au clou de Chine,

Faustine se fait son cinéma.

 

Marie-Louve

 

 

Illustrations :

  • Faustine ou le bel été, film de Nina Companeez 1972 (Muriel Catala)
  • Belle dame haute couture, photo de Marie-Louve
  • Bobine de projection

 

 

 

bobine20film-2 - www.yawatani.com 

Tag(s) : #Fantaisie et sérieux chez Marie-Louve
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