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Charlotte en a plein les bras.

 

Réveillée aux aurores par un appel téléphonique mystérieux que son Tugdual avait pris discrètement, Charlotte demeura sous la couette faisant mine de dormir à poings fermés. Elle savait qu’avant de quitter l’appartement, son amoureux lui écrirait une petite note explicative, mais enjouée et débordante de bisous prometteurs.

 

Depuis quelques semaines, à la SKUTE,  une ambiance lourde d’énigmes qu’elle ne savait résoudre la laissait perplexe. Son esprit tourmenté imaginait les pires scénarios.

 

Jamais, elle n’aurait osé demander à son chéri ce qui la troublait tant. De un, les affaires de la SKUTE  demeuraient secrètes et de deux, surtout, ne pas laisser voir à Tugdual quelle froussarde elle était. Convaincue que si Tugdual savait, il ne l’aimerait plus, elle cachait ses Redrosesincrystalvase - www.4us4sure.compeurs. Son cœur battait la chamade, ses pensées s’affolaient.  «Oh mon Dieu ! S’il fallait que Luigi Paper assassine son celui à elle comme sa mère le lui avait prédit ? Peut-être était’ elle déjà enceinte sans le savoir ? Elle serait une mère célibataire, veuve et son bébé ne verrait jamais son père ?» 

 

Sur ces angoisses en plan, Gaspard pointa son museau mouillé sur son bras et d’un coup de tête la secoua. 
 
-Te voilà toi ! C’est l’heure du Parc Tournenrond ? Mais non, regarde ! Le soleil est à peine levé. Tu ne vas pas me dire que Frizapla y est déjà ?  Allons. Donne-moi cinq minutes que je fasse ma toilette. Disons quinze. Cesse de me passer sur les pieds en t’agitant ainsi, je prendrai trois fois plus de temps. Va chercher ta laisse et attends. Tapis Gaspard !

 

 Arrivée à la cuisine, elle vit la cafetière fumante que son bel amour lui avait préparée avant de partir. Elle lu son message appuyé contre le vase des roses qu’il lui avait offertes la veille.

 

 «Ma belle Étoile des neiges,  féline de mes rêves, mon ange adoré, je serai de retour avant 16 heures. Ne t’inquiète pas.  Quand tu es dans mes bras, j’en perds la mémoire au point d’oublier tout.  Jamais je n’aurais imaginé un bonheur si grand que celui de t’aimer.
Heureusement Fred m’a remis les pieds sur terre ce matin. Nous avions une importante port-noble- labrador - www.linternaute.comréunion et je suis parti tôt sans faire de bruit pour te laisser dormir tranquille. Nous ferons la route ensemble  jusqu’à Saint Leu-Leu.
Je suis désolé de ne pouvoir me présenter à la gare pour accueillir ta mère avec toi. Je me ferai pardonner en vous cuisinant un bon repas à mon retour.
Mille bisous tout partout,
Je t’aime, Tug.»

 

Gaspard s’impatientait. Elle fila à la douche et mit des vêtements chauds. La fraîcheur de l’automne à Santa Patata lui ferait du bien. Quand elle referma sa porte, son trousseau de clés en main et Gaspard au bout de sa laisse retenu par l’autre, tira sur celle-ci avec tant de vigueur qu’il s’échappa pour rejoindre le nouveau locataire à l’allure sophistiquée qui retenait dans ses bras une siamoise ornée de bijoux brillants de mille feux. Cette dernière, en furie, lui cracha une colère bleue au nez du chien  éberlué.

 

Chat persan - www.photos.linternaute.comAffolé, le maître de la chatte rebroussa chemin et grimpa l’escalier à la vitesse d’une gazelle parfumée d’élégance. Au même instant, Madame Taratatapian tout sourire, apparut au bas de l’escalier.

 

-Bon matin, Madame Charlotte ! Je vous attendais justement. C’est votre époux, Monsieur Tugdual qui demande de vous dire de ne pas aller à la gare aujourd’hui à cause de la manifestation ouvrière dans les rues du centre-ville. Il s’inquiétait pour vous. C’est mon cher mari qui a accepté aimablement d’aller prendre votre mère à la gare. Ne vous en faites pas, il s’y connaît dans ce lieu. Il saura retrouver votre maman par son bon ami qui y travaille depuis plus de trente ans. Suffira de la faire appeler au comptoir des services à la clientèle. Vous avez un bon mari Madame Charlotte. Il ya aussi Madame Lolita qui voulait vous offrir son cocotier. Mais là, vous verrez avec elle. Je sais qu’elle a demandé à mon homme de faire un grand ménage dans l’appartement du bandit, ce Luigi peu recommandable. Allez ! Je vous souhaite la bonne journée ma belle dame.
 
-Pareillement Madame Taratataplan. Merci de m’en informer.
Charlotte reprit son souffle en ramenant de toutes ses forces son malappris à ses côtés. Comme elle, ce gros bêta avait vu filer Frizapla vers la sortie de l’immeuble.  
  
  
Marie Louve

 

 

Tag(s) : #Roman multiplume (over-blog)
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