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Roman jeu multiplume par courriels.

Un immeuble, sis au 101 Rue de la Mazurka.

Une ville imaginaire : Santa Patata.

Un pays inventé : Miroboland, frontière commune et nombreux liens avec la France.

***

Adresses de messagerie des divers correspondants :

Tugdual.kerloch @ hotdog.com

Berangere.labornez @ pamplemousse.fr

Charlotte.des3maison @ hotmail.fr

Lumina40 @ hotmail.com

***

 

Auteur : LENAÏG. Conversation en ligne chez Tugdual.

Avertissement : lire le dialogue entre Bérangère et Tugdual, en commençant par le bas, du N° 1 au N° 8 ! Sur TDM, qui est le réseau électronique de “tchatche” directe mirobolandais, comme sur tous les “Live Messengers” et autres, à l’écran, c’est de bas en haut que s’inscrit un dialogue, les propos les plus anciens descendant au fur et à mesure que des nouveaux apparaissent, les uns au dessus des autres. Petite excentricité de l'auteur qui demande un léger effort, ou qui amusera, peut-être …

***

8 - Tugdual :

Presque ! Heureusement que tu n’es pas dans la pièce, sinon je te balançais un coussin en pleine face, Chipie !

J’te laisse, tu sauras tout de la mémorable soirée. Patience !

Bisous.


7 - Bérangère :

Hé hé ! Ta vie sentimentale, tu es en train de la suivre à l’envers ...

Je parierais que tes céphalées battent en retraite ... Au lieu des fulgurances douloureuses, des bourdonnements intempestifs, ne vois-tu pas des p’tites étoiles qui dansent, ou des papillons ?

N’entends-tu pas des gazouillis d’oiseaux ?


6 - Tugdual :

Béran, j’suis amoureux ! De Charlotte.

Je viens de l’accompagner dans la promenade hygiénique de son labrador Gaspard.

Tu n’ignores pas que j’ai eu bien des liaisons passagères avec mes collègues féminines, mais jamais encore je ne m’étais senti aussi ému qu’un collégien en sa présence et quand je pense à elle !

Tout à l’heure, je sonne chez elle, pour l’avoir à mon bras en entrant chez Luigi.

Le vieux Wilfrid est absent, en lune de miel ou quelque chose comme ça.

Fred ne me dit jamais rien à son sujet.

Vraiment, ce sacré bonhomme, je ne sais pas quel rôle il joue ...

Est-il un “bon”, ou un “méchant” ? !

Je ne suis pas dans le secret des dieux.


5 - Bérangère :

J’espère que toi tu ne fais pas trop d’acrobaties. Si tu as pu enfin enlever ta minerve, tu as quand même encore un bandage serré autour du cou ... Le foulard de soie sera là fort à propos !


4 - Tugdual :

Fred me fait te dire que si tu ne t’en doutais pas, il n’y a pas que les femmes qui doivent souffrir pour être belles !

Là, après avoir tourné son feutre mou dans tous les sens sur sa tête, il s’entraîne à le lancer au porte-manteau perroquet du vestibule ... Oups, raté ! Mais quatre lancers réussis, quand même !


3 - Bérangère :
Mais la classe de l’aristo, tu l’as naturellement, voyons !

Prends donc enfin une “webcam”, que je profite de ce genre de spectacle une prochaine fois ...


2 - Tugdual :

Salut Béran ! Pas beaucoup de temps ...

Fred est là, je suis mort de rire.

Si tu le voyais prendre des poses à la Lino Ventura devant le miroir, faire son regard le plus sombre, le plus pénétrant, le plus intimidant !

Quant à moi, je me sens ridicule, dans mon “blasère” bleu marine, ma chemise au col amidonné par les soins diligents de Madame Taratatapian et ... le foulard de soie que je dois glisser dedans.

Je n’te parle pas du grain de beauté sur la joue dont j’ai dû m’affliger, de mon front volontairement un peu luisant et les trois grandes et néanmoins discrètes fausses rides horizontales dessinées dessus ...

Tout ça pour ressembler à “Rodgère Mouhoure”, alias Simon Templar !


1 - Bérangère :

Toc toc ? Tugdual ? J’suis en ligne ! Tu as un p’tit moment pour “tchatcher”, avant la “Big Party” chez ton Luigi ?

***

Auteur : MARIE-LOUVE.

Une Charlotte plus exaltée que jamais !

 

De : Charlotte

Envoyé : 2009-09-20 //// 17 :33

À : Lumina

Lulu ! C’est moi ! Je suis revenue de chez ma coiffeuse. Ta Web Cam est en fonction ?  Ok ! Mira ! Qu’est-ce que t’en dis ? Elle est géniale non ! Sa maquilleuse est une artiste. Je suis Marilyn Monroe ! Omondieu ! Tugdual va se tromper de Charlotte ! Non, non ! Je vais lui dire que c’est moi quand il sonnera à ma porte.
J’ai des papillons jusque dans mes yeux ébahis. Je veux être la plus belle pour lui. Penses-tu qu’il va m’aimer ? Gaspard me regarde avec de drôles de yeux, il relève ses oreilles, on dirait qu’il est surpris. 

J’ai reçu un courriel de monsieur Luigi et de Lolita.

Tu ne m’avais pas dit que tu viendrais avec Nathalie Choquette à titre d’accompagnatrice et d’accessoiriste
.  Comment as-tu pu faire un tel oubli ? Ah ! Où ai-je la tête ? Le décès de la grand-mère d’Hubert, c’est vrai. Quand j’ai appris, je sautais de joie, tu me connais. Je compte sur toi si tu me vois faire des gaucheries et paraître ridicule devant tous ces gens de la haute que je ne connais pas. Cela me fait un peu peur. Lolita et Luigi sont sur toutes les pages mondaines de Miroboland et moi je suis juste une voisine comme tout le monde. Tugdual m’a dit qu’il viendrait prendre ma main à 20 heures.


Je ne veux pas revêtir ma belle robe de suite. J’ai peur de la froisser, pour sûr, je vais me tenir debout toute la soirée pour ne pas lui faire des mauvais plis. Je crois que je suis plus grande que Marilyn. J’ai beau tirer sur la jupe, elle m’arrive à mi-cuisse et heureusement que j’avais un bustier avec un peu d’allant, sinon, il restait de l’espace dedans le corsage. J’espère que Tugdual ne verra rien ! Omondieu ! S’il dit oui pour prendre le thé après la soirée ! Ouf ! je sais. Je vais dévisser les ampoules du plafonnier, ainsi, il ne verra rien. J’allumerai juste des bougies. Il faut penser à tout si on veut arriver à l’Everest. Chouette, cette occasion unique qui tombe dans mes bras comme par magie.

Madame Minou me l’avait dit.

 

Je n’ai pas revu la belle Hermina dans les corridors. Elle doit se farder pour enflammer tous les hommes sur ses jupons retroussés, j’en suis certaine. Elle arriverait en Carmen de Bizet que rien ne me surprendrait. Prête à livrer bataille au duel des talons hauts. Je vais l’ignorer. Oh ! J’oubliais de te dire. Un courrier express est arrivé ce matin pour moi. MA MÈRE ! Avec missive d’obligation : « Charlotte, c’est ta mère ! J’exige que tu portes ce soir mon collier de diamants Herkimer, celui qui assure le mariage. Je t’avertis, je saurai si tu ne m’obéis pas !  Pour une fois, écoute ta mère ! » Je dois avouer qu’il est joli avec la robe. Il enserre mon cou comme un mince filet diamanté aux reflets arc-en-ciel lumineux. Mes yeux paraissent comme des lunes amoureuses. Mon seul espoir est de m’endormir sur les nôtres à mon celui et à moi.

 

Je peux te dire qu’il y a tout un tintamarre chez mon voisin et dans les corridors de l’immeuble. Je ne sais pas ce que Luigi a, mais il fait tourner Dalida depuis une heure en boucle. Je suis sa voisine de porte, il pourrait baisser le volume. Il doit avoir les blues. Il passe ses nerfs ! Moi, si j’étais Lolita, je lui fermerais le clapet ! J’sais pas ? J’entends hurler : 

Dalida Flamenco bleu

Flamenco bleu

des jours heureux.

Chanson qui parle

d’une guitare

au cœur de feu.

Le ciel brûlant

couleur de sang

Étrangement semblait

partager nos secrets.

Je te revois

entre mes bras

avec tes yeux

cherchant mes yeux

remplis de toi.

Chanson des jours d’adieux

flamenco bleu que nous dansions ? Deux.

Tu m’attendras.

Je reviendrai.

Et dans tes bras
Je te rendrai

tous les baisers

qu’un soir

tu m’as donnés.

Flamenco bleu

mon ciel

est si bleu de joie!

Bisous, à tantôt !

Ta Charlotte à la vie à la mort.

***

Tag(s) : #Roman multiplume (Lgdm)
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