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Roman jeu multiplume par courriels.
***


Un immeuble, sis au 101 Rue de la Mazurka.
Une ville imaginaire : Santa Patata.
Un pays inventé : Miroboland, frontière commune et nombreux liens avec la France.
***

 

 

Adresses des divers correspondants de ce chapitre

Paolotekila @ ca.com

Wilfrid2 @ hotmail.com

C-luigi-paper @ hotmail.com

Faroukolov @ gmail.com

Gsansouci @ toctoc.spa (?! Spa comme "Société protectrice des animaux ? Oui oui, c'est cela, il a plusieurs adresses ; on sait qu'il est aussi chez toctoc.psy)

Fred.louarn @ skute.mi

Noelle.nozvad @ kiwi.mi

 

(ou : nolimit @ lagazette.mi)

Charlotte.des3maison @ hotmail.fr

Lumina40 @ hotmail.com

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Au rez-de-chaussée, le cabinet de notre expert-comptable : Paolo Tequila

Auteur : Di.

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De : paolotekila
À : Wilfrid2
Date : 09 09 14
Sujet : Pas bon comme nouvelle


Cher Wilfrid,


Je sais, je suis désolé de t’interrompre dans ta lune de miel à Ste-Frigide-sur-mer, mais il y a urgence. Je suis chargé de t’annoncer que tu dois 300,00 euros à un monsieur Vincenzo Lakroie. Demain j’ai rendez-vous avec lui et je te dis qu’il n’est pas commode. Son œil de vitre et les lobes de ses oreilles arrachés témoignent de durs coups reçus et je me doute de ce qu’il a fait à d’autres. Il m’oblige à ce que ta nièce assiste à notre entretien. Je ne pense pas qu’elle pourra le supporter. Je vais lui trouver une excuse. Tiens, je vais l’envoyer promener ma petite chatte adorée Chatiment au parc non loin d’ici. Je dirai au bouncer qu’elle a eu un malaise et qu’elle a besoin de prendre l’air. Alors fais quelque chose, je peux te prêter l’argent mais fais moi un chèque certifié ou arrive … Héhé, tu peux toujours me raconter ce qui se passe là-bas … mais lâche un peu Gertrude pendant que tu écris, tu vas l’user avant son temps. Moi je vais bien mais je ne sais pas pourquoi ça me pique aux jambes. Je vais en parler à mon doc Toctoc si ça n’arrête pas. Répond oui, répond non, fais mon chèque ou viens-t’en. Oh à propos, t’aurais pas vu une femme qui joue du piano nue la semaine dernière avant ton départ? Il parait qu’on l’a enlevée.

Tu peux compter sur moi

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Au troisième, à gauche en sortant de l'ascenseur : Luigi Paper

Auteur : Om Salma.

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De : C-luigi-Paper
A : Faroukolov
Le : 9.9.2009
Objet : dernier avertissement.

 

L’heure n’est plus aux jeux –La police surveille de près le 101 rue Mazurka, comme si il n’y a pas déjà assez d’yeux pour surveiller l’immeuble – une erreur – oui… je dis bien une erreur et une erreur fatale qui pourrait entraver le travail que je fais depuis des mois , comme si j’ n’ai pas assez d’retard comme ça – pourquoi avez-vous choisi ce moment précis pour régler les comptes du protégé de Tugdual ? Est-ce si pressé de finir avec lui ? Il n’y a donc plus de coordination entre les services ? Vous savez très bien que j’habite l’immeuble, vous auriez dû m’en parler avant d’envoyer vos deux dogs à ses trousses – J’aurais pris des photos de la cible, me serais assuré que c’étair bien la personne à liquider, vous aurais indiqué au mieux ses horaires de sortie, les horaires de permanence où la cible reste quasiment seule et je n’sais quoi encore…. Merde ! c’ que vous venez d’accomplir n’est pas un travail de pro – il y va de la santé du clan - c’est une faute très très grave que j’inscris sur votre actif. Je n’en reviens pas encore - on dirait que vous cherchez à vous payer vos propres têtes et la mienne avec.
Je ne vous pardonnerai plus jamais aucune autre faute – à moins que vous ne vouliez être corrigés pour de vrai par le boss ! Je m’en tiens là, en espérant qu’une telle faute ne s’renouvellera plus jamais et que vous n’agissiez plus dorénavant au 101….. sans me consulter. A transmettre à qui vous savez.
Pour votre information et la leur : la police se mord les doigts d' avoir laissé échapper les dogs. Imaginez c’qui aurait pu arriver au clan ! le protégé de Tugdual n’est autre que Jérémie, le sdf du coin près du café « taupes cinq hontes » – êtes vous contents de vous maintenant qu’il va être renvoyé sur le pavé ? c’est bientôt l’hiver et il était pourtant au chaud – bande de malfrats sans cœurs !
J’inscris malgré tout une bonne note sur votre actif - au moins, vous n’en sortez pas les mains vides de cette bévue – vous savez maintenant que la cible, témoin du vol de la toile est bien à Santa Patata sinon pourquoi la police se donnerait-elle autant de mal à jouer une telle comédie – Le conseil de la fin : Faudrait envoyer vos dogs renifler les traces d’Anton Vega – des colporteurs ça s’paye non ?

Et moi je profite de la paire d’yeux en moins de Tugdual occupé à s’faire soigner pour mettre en exécution mon projet de transaction.
ce mail n’appelle pas de réponse.
Luigi

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Chez le Doc TocToc

Auteur : Lenaïg.

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De : fred.louarn
Envoyé : le 10 septembre
A : G100soucis
Sujet : consultation urgente requise


Salut Toubib,
Un service à vous demander, qui vous sera payé par qui vous savez, mais pas à cinquante euros la ligne, vous pouvez toujours courir, ha ha !
Cela concerne Tugdual KERLOCH, un garde du corps qui a fait ses preuves bien des fois et qui travaille ponctuellement pour nous.
Vous lui écrirez directement, en vous recommandant de ma part, qu’il ne vous réponde pas d’aller vous faire voir chez les Grecs !

M. Kerloch vient de se faire attaquer par derrière, en protégeant son client à l’entrée du Parc Paul-Tournenron l’autre matin.
Vous avez pu lire ou entendre les détails de l’affaire.
Il en résulte une nuque bien amochée (rien de vital), l’obligation de porter une minerve pour un bout de temps et des céphalées qu’il gère très bien tout seul, je ne vous “mobilise” pas pour cela bien entendu.

Il s’agit de son moral, qui est au plus bas, bien qu’il réussisse à donner le change en public.
Il n’arrête pas de me ressasser qu’il s’est fait avoir comme un bleu.
Sachez qu’il n’est absolument pas en faute et qu’il ne veut pas l’entendre de ma bouche.
M. Kerloch avait terminé son service, de nuit, quand l’agression s’est produite. Il prenait le chemin de retour chez lui, il se trouve que son client sortait aussi promener son chien dans cette direction.

Le client aurait pu être descendu par les agresseurs quand M. Kerloch s’est écroulé. C’est très grave, mais ce n’est pas Kerloch qui est à blâmer, ce sont les deux zigotos de la surveillance policière de jour qui sont restés traîner un peu au café, avant de suivre Kerloch et son client discrètement. Leur arrivée en voiture a néanmoins contribué à faire fuir les deux agresseurs.
Ces deux-là se sont fait sonner les cloches en bonne et due forme.

A vous de lui donner des tuyaux pour qu’il considère que ce qu’il s’obstine à considérer comme une bavure de sa part ne l’est pas. Je connais votre science, votre sagacité sous votre côté un peu “charlatan” (très réjouissant, d’ailleurs), je compte sur vous.

Merci,
Fred Louarn
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Au deuxième, à gauche en sortant de l'ascenseur :

 

 

De : Noëlle Nozvad

Envoyé : le 10 septembre
A : G100soucis
Sujet : consultation pour un article


Cher Monsieur Sansouci,
J’aurais besoin de vos lumières, rémunérées par mon journal La Gazette, évidemment, pour un article que je prépare sur les superstitions.
Pouvez-vous me recevoir, et quand ? Ou alors pouvons-nous entretenir par messagerie électronique, puisque c’est votre outil de travail privilégié ?

Je me doute bien que vous n’allez pas manquer de m’analyser moi-même ! Je ne demande pas mieux.


Vous avez sûrement déjà compris que ce sont des motivations personnelles qui me dirigent vers vous.
Voyez-vous, j’avoue, j’ai mes propres superstitions et d’autres, connues, qui m’affectent même si je n’en parle pas pour ne pas me ridiculiser.

Il se trouve que, dernièrement, j’ai dû malgré moi passer sous une échelle, pour qu’on ne se moque pas de moi et à plusieurs reprises, une pie seule m’a narguée avec insistance, d’une branche d’arbre et du toit d’en face de mon immeuble.
Depuis, même si j’arrive à chasser ces nuisances stériles de mon esprit dans la journée, je n’arrive plus à mes fins, dans mon travail (plusieurs articles me sont passés sous le nez), j’ai imprudemment mélangé les couleurs dans ma machine à laver, le résultat a été catastrophique, mon soufflé aux coeurs de palmier à la sauce tomate maison s’est écroulé lamentablement devant mes invités un soir, etc.


Ce matin, au lever, j’ai fini par me dire qu’un mauvais sort me poursuivait ! Et les épisodes de l’échelle et de la pie me sont revenus.
Voilà, Docteur, l’entrée en matière à nos futures discussions.


Merci de me contacter dès que vous aurez un instant, il n’y a pas d’urgence.
Cordialement,
Noëlle Nozvad, nom de plume Nolimit
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Au troisième, à droite en sortant de l'ascenseur : Tugdual Kerloch

Auteur : Di.

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De : G100soucis
À : tugdual.kerloch
Date : 2009-09-10 11:50:09
Sujet : Consultation (réponse express)


Monsieur Kerloch,


Permettez-moi de me présenter, je suis le docteur G. Sansouci, psychiatre attaché à l’hôpital de la Cité des Bobos Mentaux de Santa Patata. Un ami de ma connaissance qui vous veut du bien me propose de vous conseiller afin d’éviter que votre moral ne tombe à terre. Pour ne rien vous cacher, il s’agit de votre collègue de travail monsieur Fred Louarn. Il s’inquiète de votre moral en pente descendante, suite au traumatisme que vous avez vécu la semaine dernière et dont les journaux ont fait la une.


Je vois le problème qui vous affecte. Vous croyez avoir failli à la tache, mais il n’en est rien. Vous n’êtes aucunement responsable. Le blâme revient aux deux gorlots mal empêtrés et à votre client qui n’avait pas à sortir son chien si tard le soir. Si ce n’était du chien, vous ne vous seriez pas laissé avoir comme un amateur. Votre orgueil en est affecté, mais gare à lui, car il est la porte d’entrée de péchés subséquents. C’est le premier en lice dans les péchés capitaux.


L’orgueil n’est pas nécessairement un défaut, il est bon d’en avoir. Les problèmes surgissent uniquement quand il est mal placé. Vous avez perdu votre estime de soi simplement parce que vous ne pouvez avouer que vous pouvez vous tromper. Je décèle un peu de perfectionnisme là-dessous. Des relents d’enfance qui vous ont marqués dans votre inconscient tout au long de la vie, je le parierais au poker.

 

La solution est de regarder les faits comme si vous les aviez visionnés dans un film où vous-même seriez remplacé par Lino Ventura. Qu’aurait-il fait de plus lui? Il n’aurait pas fait mieux je vous jure. Quand on se fait attaquer par derrière, on ne peut réagir toujours à temps comme Simon Templar qui n’est plus le Saint, comme vous devez le savoir. Voilà, à quoi ça sert de gagner à tous les coups? Vous prendrez votre Revenge. Ce que vous avez à retenir de ce que je vous écris, c’est que peu importe si on perd quelques batailles sans importance, l’important c’est de gagner la guerre. Personne n’a été tué, le promeneur et son chien son saufs et vous seul avez quelques ecchymoses, ne tombez pas dans le cycle de la dépression.


Remontez-vous, soyez aux aguets, soyez un fin renard, et ne cachez plus votre malaise sous de fausses apparences devant les autres. Regardez autour de vous et confiez-vous, une âme aimante vous aidera. Avouez qu’on ne peut gagner à tous les coups et reposez votre nuque et pour les migraines, laissez-les aux femmes. Elles en ont besoin souvent comme excuse. L’orgueil qui vous aveugle est comme une poutre devant vous qui vous empêche sans doute de voir la forêt derrière un arbre.


Cher monsieur, recevez tous mes respects,


G. Sansoucis (G100soucis)

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Au troisième, à droite en sortant de l'ascenseur : Charlotte Destroismaison

Auteur : Marie-Louve.

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De : Charlotte

Envoyé : 2009-09-13
À : Lumina

 

Lulu ! Réveille-toi ! Vite.
Il faut qu’on aille encore Aux Nounours à l’heure du lunch. J’en ai long à te raconter. Je suis trop sous le choc. Il faut que je te le dise tout suite ! Tu dors. Je le sais, mais moi je te parle.
Tu as vu ? Soir de pleine lune ! Ben c’est vrai le charme a fonctionné. Depuis que j’ai cousu un trèfle à quatre feuilles sur le bonnet de ma poupée talisman de madame Minou, j’ai plein de chance qui m’arrive sans même avoir mis mes bustiers Vintage. Je ne pouvais pas, il faisait trop froid ce soir. Gaspard et moi, on est allé frapper à la porte de mon celui que tu sais. Il est malade. Je voulais lui venir en aide si possible. Ma gêne n’a pas gagné cette fois.

 

Gaspard m’a traînée de force en tirant sur sa laisse et il était là devant moi, il refermait sa porte. Surpris qu’il était et moi donc ! J’ai foncé droit au but. « Gaspard et moi, on voulait vous amener prendre une marche de santé, mais on voit que vous partez. Ce sera pour une autre fois. »
Ben, avec ses deux saphirs plein de sourires dedans, il a répondu : «Heureux hasard ! C’est là que j’allais. On y va ? »
J’étais prise au piège et mes jambes avançaient en tenant sur Gaspard au bout de la laisse. Il parle beaucoup. Une chance. J’ai répondu à ses questions. Il sait que je suis célibataire et que tonton est un grand malade en vacances. Lui, il n’a pas d’enfant, mais dans sa famille, il y en a et il adore les enfants.

 

Rendus au parc, on s’est assis côte à côte sur le banc des amoureux. Gaspard a couru vers la Frizapla qui vagabonde toujours. On dirait qu’ils s’aiment.

Tu te rends compte ! Je sentais son parfum. Gentlemen de Givenchy, j’en suis certaine. Demain, je vais aller en acheté à la parfumerie. Juste pour me rappeler ce moment magique sous la pleine lune, lui et moi. On a parlé. C’était frisquet. Il m’a tendu la main pour que je

me relève doucement du banc des amoureux. J’ai failli lui sauter dessus et l’embrasser comme une folle. Gaspard est arrivé. La laisse au cou, on est rentré tous les trois en parlant de Lolita qui se faisait plutôt rare ces derniers jours. C’est beaucoup plus calme au 101 depuis la tragédie des rats qu’il a dit. Moi, j’ai rien dit.


Arrivés à son étage, il m’a fait un bisou sur la joue et m’a tenu la main en me disant merci pour ce beau plaisir. Demain, on remet ça ?

C’est juste à ce moment que je me suis aperçue que je crois que je lui plais, mais pas certaine. Peut-être qu’il aime juste marcher pour sa santé ? Puis Madame Van Der Prout est apparue en kimono rouge et chaussée de pantoufles à pompons noirs prétextant s’enquérir du boucan dans l’immeuble. On s’est quitté. J’ai répondu : « Bonsoir. Alors à demain !»
Je te dirai plus demain Aux Nounours Farceurs.
Bisous ma Lulu,
Omondieu, vais-je dormir cette nuit ?
Charlotte qui t’aime.

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Au troisième, à gauche en sortant de l'ascenseur : Luigi Paper

Auteur : Om Salma.

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De : C-luigi-Paper
A : Faroukolov
Le 14.9.2009
Objet : des nouvelles plutôt bonnes.

 

De retour au 101 rue Mazurka, Lolita s’est jetée dans mes bras en pleurs – pour se racheter elle m’a tout avoué – elle est restée blottie contre moi pendant très très longtemps – elle m’a parlé de tout… de sa vie passée, de sa famille, de ses échecs, de ses espérances, de l’attachement qu’elle me voue, de nous deux , de notre avenir – elle m’a offert, sans équivoque, la séance de confession la plus large et la plus profonde qui soit – machiavélique comme je suis, j’ai profité de ce moment de faiblesse pour lancer mon projet « coup poker » l’assurant que s’il vient à être mené à bout et bien, il sera le dernier à porter, bien entendu, ma signature. Je l’ai martelée comme il se doit que l’argent est tout dans la vie d’un couple, qu’il faut assurer sa postérité pour garantir une paisible retraite. J’ai cogné fort, très fort contre celui qui a dit que « l’argent ne fait pas le bonheur – je lui ai démontré par des exemples concrets qu’il n’est qu’un « sacré menteur » - j’ai parlé du bonheur qu’on récoltera à devenir riches, des projets qu’on montera ensemble, du luxe , des paillettes, des rivières de diamant et pierres précieuses qu’elle mettra autour du cou …… et avec une pointe d’humour, sachant évidemment qu’elle était beaucoup romantique pour adorer ça, j’ai fait le rapprochement sympathique des « L » de nos prénoms respectifs (Luigi et Lolita) – je lui ai dit qu’avec nos deux « L » ailes réunies nous pourrons planer très haut au ciel où nous irons à notre guise, cueillir des étoiles en or et des astres en diamants… et telle une éponge absorbant mes mots, elle est restée là à m’écouter attentive et patiente – j’ai essayé par ailleurs d’appuyer très fort sur ce qui lui fait le plus mal : la misérable vie de nomades que nous avons mené jusque là à la lisière d’une jet-set frivole et imbécile - vivre à l’affut de soirées mondaines, en opportunistes, ne fait de nous que de simples mendiants de luxe et c’est pourquoi il est si important, pour nous, de réussir ce coup de poker , lequel nous ouvrira les portes de la gloire et nous permettra de s’payer la grâce et les folies de nos rêves - Du coup et sans même prendre en considération les dangers, ni calculer les conséquences de sa décision, Lolita a répondu oui à ce projet, oui à cette transaction - je l’ai même trouvée prête et pressée à mettre en exécution le projet qu’à bien y réfléchir, je dirai même, que toute sa vie, elle n’a fait qu’attendre une semblable brèche pour rebondir sur l’opportunité qui fera briller son nom et lui concèdera la vie dorée dont elle rêve.


Ainsi, nous avons passé la nuit à échafauder un plan. Il sera désormais réaliser sur trois étapes –

1- Lolita est chargée seule de conduire l’opération intitulée « Joindre l’utile à l’agréable » – Ainsi et pour garantir le maximum de réussite au projet « coup poker » Lolita doit avoir dans ses bagages à part son charme d’épicurienne ambitieuse :
- son propre passeport - son titre d’agent secret, étant un atout majeur dans l’opération – il lui permettra, sans trop de difficulté de passer entre les mailles de la douane et de la police.
- un titre de congé qui devra être en bonne et due forme (elle saura le faire signer, sans trop de difficulté, par Tonton chef 1er, invoquant un motif bidon mais compatissant) et ce, pour ne pas attirer l’attention de ses collègues, ni sa hiérarchie
- un laissez-passer et un ordre de mission fictifs , qu’elle dit pouvoir les faire faire en mettant en contribution la naïve et gentille secrétaire/standard Marionnette.
2- se fabriquer un alibi en béton au cas où ....
3- trouver un moyen pour faire diversion et éviter les commérages.

Tu as mon feu vert, à partir de maintenant, pour prendre contact avec les principaux acteurs pour la prise en charge du billet d’avion, la réservation d’hôtel et pour fixer les bases de la transaction.

Réponse urgente m’obligerait - A bientôt
Luigi

***

 

 

De : Faroukolov
A : C-luigi-Paper
Le 16.9.2009
Objet : les nouvelles sont plutôt bonnes.

 

ci-joint : Billet électronique et coordonnées de l’hôtel -

Départ de Santa Patata : le 20.9 à 5h du matin
Arrivée : à 16h à l’île des oubliettes
Escale
Départ de l’ïle des oubliettes – destination Bora Bora : à 20h
Arrivée le 21.9 à 8h du matin
Accueil à l’Aéroport
Accompagnement à l’Hôtel Tengra – Rue fleuve de la discorde – chambre 201 avec vue imprenable sur buanderies
(Mot-de-passe exigé et garantie d’acquittement de la somme requise de la marchandise commandée auprès de la Banque Bora- Flous sur C.B N° 001234567890111213)
Un commissionnaire prendra contact avec la commerçante le 22.9 à 17h00.

L’équipe garantit un séjour agréable à la commerçante.

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Au troisième, à droite en sortant de l'ascenseur : Tugdual Kerloch

Auteur : Lenaïg.

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De : Tugdual.kerloch
Envoyé : le 17 septembre
A : G100soucis

 

Bonjour Monsieur,
C’est avec surprise et fureur que j’ai reçu votre consultation à domicile, que je n’avais absolument pas sollicitée.
Bon sang, mes problèmes intimes, je les réglais tout seul et il n’était pas question que j’en fisse part à qui que ce fût ...
Ce bougre de Fred, en vous demandant d’intervenir sans m’avertir, s’était ainsi immiscé dans ma sphère privée !
La première chose que j’ai faite, après lecture de vos conseils, a été de saisir mon téléphone et de l’enguirlander copieusement ... Il m’a laissé déverser mon flot de noms d’“oiseaux”, empruntés au vocabulaire du Capitaine Haddock je dois avouer et ... il m’a ri au nez ! Après un court instant de stupeur, j’ai ... ri aussi !


Vous avez raison, Toubib diabolique, j’ai péché par orgueil. Je ne me soucie pas beaucoup de religion mais je n’ignore pas que l’orgueil est un péché déclaré “mortel” ... Ce ne doit pas être par hasard.
Il est possible que, dans ma tête, en effet, je me sois cru invincible, sans me le formuler vraiment.
Je reconnais que, dans l’affaire qui nous mobilise vous et moi, j’avais la garde un peu baissée, l’”épée” au fourreau et “ensommeillée”, à six heures du matin après une nuit de veille vigilante.
Mon service était bien terminé, vous avez raison.


Mes deux collègues de la “régulière” se sont fait sonner les cloches pour leur retard de trois minutes, qui leur a fait manquer l’agression. Mais nul n’est parfait et ils ne se sont pas

retrouvés “à la circulation”, poste nécessaire mais où bien des policiers ne souhaitent pas s’éterniser si leurs aptitudes les portent vers d’autres aspirations ...
Les grands pontes du SKUTE et de la police mirobolandaise ont daigné reconnaître qu’ils ont eux-mêmes mésestimé le danger !


Quant à la cible leurre, Jérémie, il ne nous en veut pas du tout ; c’est un bon coureur à pied, qui était prêt à détaler ; c’est par inquiétude pour moi qu’il est resté ! Son chien Rataplan n’a pas démérité car, même à terre et sous le coup d’une douleur fulgurante, je l’ai entendu grogner et sortir les crocs ; entre deux de mes trente-six étoiles tournoyant dans mon crâne, je l’ai entrevu se précipiter sur l’un des agresseurs avant que celui-ci ne se jette dans la voiture. Il lui a manqué de peu le mollet, dommage !


Vous savez tout, Toubib “TocToc”, merci de votre précieux email. Vous m’avez fait réfléchir sur mon avenir professionnel, je vais changer un tantinet d’orientation et je vous tiendrai au courant.
Cordialement,
T. Kerloch
***

 

 

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Tag(s) : #Roman multiplume (Lgdm)
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