Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 16:00

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Dessins empruntés au site : grece-antique.fr
Le Mythe de la caverne, rédigé par Jean-Louis.



Philosopher, est-ce s'engager ?

La question faisait l'objet du débat d'un Café philo exceptionnel, celui qui se tient au restaurant Le Picardie, à Ivry sur Seine et dont c'était ce jour-là le dixième anniversaire. Avant de s'y rendre, l'amalgameuse que je suis avait cogité !

A événement exceptionnel, invité exceptionnel : M. Christian Godin, auteur de La Philosophie pour les nuls, entre autres.


Mes profs du secondaire, que je voudrais remercier ici car ils m'ont marquée, celui de philo en terminale littéraire bien sûr, celui d'anglais, celui d'histoire et géographie aussi (je me souviens encore du prof d'histoire géo nous faisant un cours sur la Bourse, lui qu'on savait "marxiste"), que nous avons eu la chance d'avoir plusieurs années de suite, mes profs du secondaire (tous d'ailleurs, ainsi que ceux que j'ai connus après) m'ont ancrée dans l'idée que tout le monde fait de la philosophie sans forcément le savoir, comme tout le monde fait de la politique sans le savoir, de même que M. Jourdain chez Molière faisait de la prose sans le savoir.


Oui, après tout, même la politique ou la philosophie de comptoir, c'est-à-dire les discussions quelquefois passionnées dans les bistros, apportent leur pierre, et pas seulement leur bière, à l'édifice des idées ! On remue des poncifs, on s'obstine dans ses prises de position, on s'affronte aux autres si ce qu'ils disent nous indigne, on parle de grands sujets de tous les temps comme des sujets d'actualité ou des faits divers, on s'informe du choix de vote que les autres ont fait si on est assez familier avec eux …


On peut se laisser convaincre si les arguments des autres sont solides, on arrive à gagner d'autres à sa propre façon de penser si on a beaucoup réfléchi sur un sujet et qu'on est, du coup, convainquant soi-même. J'ai mis "de comptoir" ? Je ne suis pas une aficionada des cafés, bistros, restaurants, en fait, déjà mes moyens ne me permettraient pas d'y passer mon temps, alors il faut que je précise qu'une simple discussion dans l'intimité entre deux conjoints, en famille, entre amis doit être englobée dans cette très simple définition de philosophie de comptoir, pour moi du moins.


Commençant à être habituée à ces débats au Picardie, je m'imaginait d'avance Edith et Gunther animant les débats.

Je pensais qu'Edith commencerait par effectuer la distinction entre PHILOSOPHER d'une part, S'ENGAGER d'autre part.

Alors je me suis mise à écrire, et il faut lire ce que je mets avec sourire et indulgence (si possible) que PHILOSOPHER, c'est un travail à plein temps autant qu'une façon de vivre, comme l'ont prouvé les grands philosophes de l'antiquité, Socrate, Platon, Diogène, pour ne citer que ceux qui me viennent immédiatement à l'esprit. Allez, un tout petit effort pour en citer d'autres : Pascal, Descartes, Rabelais, Thomas More, Jonathan Swift, Voltaire, George Sand, Proudhon, Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Antoine de St Exupéry et son étonnant Petit Prince (quant on pense à l'aviateur viril et aventurier qu'il était), James Joyce, Katherine Mansfield, Paolo Coelho, Emmanuel Schmitt, Catherine Clément, Georges Brassens, Colette Magny …

Je m'arrête là. Quoi ? Ce ne sont pas tous des philosophes ? Ah pour moi si, puisqu'ils ont guidé et orienté ma pensée … Et tous ceux auxquels je ne pense pas maintenant et qui ont également contribué à me façonner l'esprit ! C'est réfléchir sur l'humanité, sur la vie et la mort, c'est passer en revue les systèmes politiques et religieux des sociétés, c'est chercher des moyens de les améliorer, c'est souligner des dysfonctionnements, c'est suggérer d'autres pistes pour un nouveau monde, appeler à la création d'autres valeurs si l'examen de celles en place n'est pas satisfaisant. Je dis ce qui me vient, sans préméditation. Bon, tout ceci ne sort que de ma plume, évidemment, ce n'est pas Edith qui me dicte ces propos, même si j'ai la prétention de croire que j'ai retiré de l'écoute de ses développements un petit peu de rigueur et de méthode dans mon raisonnement ! Il faut me laisser mes illusions …

Quant à Gunther, j'admire sa façon de faire le lien entre toutes les idées qui fusent dans le débat, tout en exprimant les siennes. Moi aussi, j'ai la furieuse manie de chercher une unité dans ce qui m'entoure et, tiens, j'aime beaucoup l'humanisme de Jules Romains, pour moi un philosophe de plus ! Une recherche de l'harmonie cachée, ou non évidente, peut-être ma façon de me rapprocher le plus du concept divin, sur lequel je m'interroge sans fin et auquel je ne veux pas renoncer. Ceci me fait penser à Michel Onfray (conseillé par un ami de plume) et à Slavoj Cicek (conseillé par Gunther), que j'ai commencés à lire, mais je dois m'accrocher ! Leurs idées d'appliquer au monde actuel l'enseignement du christianisme du tout début, sans forcément être croyants, sont très intéressantes. Pour conclure ce chapitre sur ce qu'est PHILOSOPHER, je résume en quelques mots : c'est faire avancer les idées.

Que veut dire S'ENGAGER, maintenant ? Ne pas rester tourner en rond dans son coin, ne pas rester figé dans des certitudes et des idées reçues, alors que toutes les idées du passé sont constamment remises en question, sans pour autant être abandonnées, mais remuées, agitées dans le grand chaudron de la pensée. Serrer au plus près la sincérité, l'intérêt pour les autres, aider les autres. Repousser les opinions qu'on sait ou qu'on devine inspirées par des intérêts égoïstes et nocifs à l'avenir de l'humanité. Ne pas adopter les prises de position dominantes sous prétexte que c'est plus confortable que d'autres pensent pour soi.

Continuer à faire confiance aux découvertes scientifiques, à condition d'avoir compris que ces découvertes et les conclusions tirées pourront à nouveau être remises en question par de nouvelles découvertes. Ne pas continuer à croire que l'homme descend du singe, par exemple, ou s'insurger bêtement contre ce fait, se rappeler qu'on en est à l'idée que l'homme ne descend pas du singe, mais que le singe est plutôt notre cousin, que nous aurions un ancêtre commun (ou plusieurs !). Veiller à ce que des mouvements religieux n'entravent pas l'avancée des nouvelles idées. S'insurger contre la persistance ou le retour de l'obscurantisme dans le monde. S'engager, c'est-ce que font tous les penseurs grands ou anonymes, qu'ils aient fait ou pas de la philosophie leur métier ! Venir animer des débats philosophiques bénévolement, venir y assister dans la volonté d'en ressortir plus éclairés, plus forts pour affronter l'adversité, je crois bien que c'est cela s'engager.


Maintenant je repense à Emmanuel Kant, qui, lui aussi, philosophait comme il respirait. Pour le comprendre, il m'a fallu les commentaires détaillés du prof de philo de terminale. J'ai eu l'occasion de lire un long texte écrit par le Pape Benoît XVI et j'ai éprouvé l'impression que je me trouvais à nouveau devant un texte de Kant. Au fond, à mon niveau, ce n'est pas étonnant : j'y ai discerné une pensée allemande un peu similaire, très très élevée dans les hautes sphères de la pensée, bien loin du commun des mortels. Comme pour certains politiques, planer si haut vous rend hors d'atteinte du simple mortel, je dirais et si on pousse le bouchon plus loin, vous empêche de voir les réalités en face. Notre Pape actuel est un pur intellectuel, c'est à ses évêques et ses cardinaux, à ses prêtres et ses moines, ses bonnes sœurs, ses diacres sur le terrain de faire le tri des idées qu'il exprime, de prendre des décisions radicales voire contraire aux déclarations papales.

Pour que la jonction soit réalisée entre la philosophie et l'engagement, il serait peut-être bon de savoir naviguer dans les pensées les plus abstraites, les plus hermétiques, en créer soi-même éventuellement mais rester tout le temps en prise directe avec la rue, l'épicier, le supermarché, savoir que les producteurs de lait sont sous-payés et ne font plus leur beurre alors que les produits laitiers sont de plus en plus chers (mais quel est-ce mystère ?), connaître le prix exact de la baguette de pain, faire la tournée du 115 pour dialoguer avec les SDF, aller voir les ouvriers en instance de licenciement ; ce peut être aussi se rendre avec courage dans des états en guerre pour se rendre compte de la situation et combattre cela par les idées … La jonction entre philosopher et s'engager peut consister à faire de nombreux allers retours entre le concret et l'abstrait, à vivre et écrire aussi !

Lenaïg - Cogitation du printemps 2009 !



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Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Essais
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 22:54

le petit rapporteurMadame Lambda, quand elle veut regarder la télé, trouve toujours une émission appropriée, qui satisfait son humeur et sa curiosité. Un coup d’œil au petit magazine de programmes petit format, dont la mascotte est un bon gros chien, lui suffit bien. Madame Lambda ne prend pas Télérama, qu’elle juge trop gros, trop bien pensant et surtout trop cher ! Celui-ci n’est pas un magazine de programmes, c’est un canard de reportages à part entière, tout à fait intéressant au demeurant.

Mais, quel que soit le magazine « télé », aucun ne trouve vraiment grâce à ses yeux en tant que tel. Quand elle cherche la date de sortie d’un film ou d’une série, le nom du réalisateur, d’un comédien, elle ne trouve rien !

Heureusement que maintenant elle peut aller se renseigner sur internet. Madame Lambda pose donc une réclamation : les magazines télé ne remplissent pas vraiment leur rôle.

Puis, il y a la « zappette » ! Vraie baguette magique dont chacun dispose à son gré. Quand une actualité brûlante, au sens propre comme au figuré, devient trop pesante et fait pester ou pleurer d’impuissance, vite un coup de zappette et on se retrouve propulsé chez les marmottes, ou sur la mer à naviguer !


Madame Lambda se distrait quelquefois devant les jeux télévisés et les émissions de variétés. Rien, pour elle, n’a encore égalé Le Petit Rapporteur de Jacques Martin et sa mythique équipe constituée de Stéphane Collaro, Pierre Desproges, Daniel Prévost, Piem et Pierre Bonte (pardon à ceux qu’elle oublie). Tout le monde pleurait de rire devant leurs facéties et, le lundi à la fac, les étudiants n’en finissaient pas de commenter, faisant revenir les fous rires. Plus tard, on vit arriver Jacques Ramade, Laurent Gerra, Virginie Lemoine, Julien Courbet et, là aussi, on se poilait ! Madame Lambda allait oublier un certain … Laurent Ruquier, mais, là, elle se rend compte que l’élève a égalé le maître, dans un nouveau genre et un nouveau style. Madame Lambda garde des souvenirs joyeux également de Christine Bravo le samedi soir dans Froufrou d’abord, dans sa nouvelle émission avec de toniques chroniqueurs européens ensuite. Madame Lambda n’a rien contre Michel Drucker, le faux cancre, pilier incontestable du petit écran. Faux cancre, oui, car il a fait croire longtemps qu’il avait réussi en étant mauvais à l’école, alors que la réalité était tout autre. Aux yeux de sa Maman, il n’avait pas « fait aussi bien » que ses frères, il fallait être médecin, ou rien !


Or, ce Michel apparaît à Madame Lambda comme un très bon journaliste, parlant couramment la langue de Shakespeare (Nagui aussi, au fait, dans son Taratata), ce qui est loin d’être le cas de tous. Madame Lambda se dit que les enfants devraient moins négliger l’apprentissage de l’anglais car, dans la vie plus tard, cela leur servira bien. Mais c’est un autre débat et peut-être faudra-t-il se mettre à apprendre sérieusement … le chinois. Mais Madame Lambda s’égare et plaisante, enfin à moitié.


Madame Lambda apprécie par ailleurs de temps en temps le Grand Cabaret de Patrick Sébastien et sa formule de numéros de music-hall, Shirley et Dino lui plaisent beaucoup et elle a même acheté un album de BD plein de fraîcheur dont ils sont les héros !


Madame Lambda s’emballe, zappette gardée distraitement en main, tandis que les coureurs du Tour de France vont leur chemin, vus de près, vus d’en haut, qu’ils galèrent sous la pluie. Elle repasse dans sa tête certains faits divers donnés en pâture aux gens dans les journaux télévisés. Toujours des événements horribles. L’arrestation d’un pseudo chauffeur de taxi, maniaque sexuel et tueur récidiviste en liberté ; muette sur le sujet ? Presque, car complètement dépassée. Dans l’affaire autrichienne du père incestueux, Madame Lambda est frappée par la présence du chiffre sept, comme dans un conte de fées : les sept filles et les sept garçons de l’ogre dans Le Petit Poucet, les sept femmes de Barbe Bleue ; heureusement qu’il y a aussi les bottes de sept lieues ! Une affaire française similaire prouva ensuite une fois de plus que l’horreur n’a pas de frontières, au cas où s’estomperaient les portraits de personnages pires encore, Dutrou, Michel Fourniret. Que penser des femmes de ces monstres ? Ou complices, ou demeurées, les deux réalités dépassent la fiction.

Très difficile certainement de doser les infos à la télé, sans cacher la vérité mais sans trop l’étaler non plus, sous prétexte de produire des « scoops ». Madame Lambda s’étonne qu’on nous montre en détail comment fabriquer une bombe artisanale (mais internet doit faire une sérieuse concurrence à la télé sur le sujet), qu’on nous déballe les secrets de la police dans une enquête en cours, comme cela les malfaiteurs, les gangsters, les criminels sont renseignés, qu’on fasse parler des témoins, tant bien que mal dissimulés, d’affaires sensibles dans d’autres pays, tant bien que mal dissimulés, qui paient de leur vie après …, qu’on insiste lourdement sur des fœtus dissimulés dans un congélateur et qu’on voit cela se reproduire après … Quel vertige ! Madame Lambda, dans sa naïveté, rêve d’un journal d’actualités essentiellement basé sur des faits positifs, des avancées pour l’humanité, des réalisations concrètes, des exploits sportifs ou autres, avec, à la fin, les catastrophes, les ratés et, très brièvement, les faits divers horribles. Elle sait que les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne et, pourtant, même cela commence à ressembler à un exploit dans notre monde chaotique.


Madame Lambda résume ses desiderata : le son d’abord ! Elle souhaiterait que celui-ci reste d’intensité égale d’un bout à l’autre d’une émission ou d’un film car, cela la zappette ne peut pas le réaliser. Que le murmure de deux amoureux ou deux conspirateurs soit aussi audible qu’une poursuite en voiture par exemple, sans que cela fatigue les oreilles dans l’une ou l’autre des situations.

Elle voudrait que dans un entretien ou un débat, le journaliste écoute et rebondisse sur ce qui vient d’être dit au lieu de se concentrer sur sa prochaine question, qu’il ne coupe pas la parole à son interlocuteur (sauf quand le timing est précis), que cesse cette mode de crier et d’applaudir à tout bout de champ, que les applaudissements n’arrivent qu’à bon escient. Elle est choquée qu’on applaudisse le présentateur déjà à son arrivée, bon sang ce ne devrait pas être lui la vedette, ou, au moins, il faudrait attendre qu’il ait fait quelque chose justifiant cette récompense !


Madame Lambda, qui, pourtant n’a pas envie de jouer les censeurs, s’insurge néanmoins de l’attitude des participants qu’elle voient s’égosiller tous pour couvrir la voix des autres, aimerait carrément qu’il soit strictement interdit de braire sa réponse dans un jeu avant que la question ne soit posée en entier !


Madame Lambda a-t-elle quelque chose à rajouter ? Ah oui, pourquoi faire doubler les personnages d’enfants par des voix d’adultes criardes ? Doublage qui, en passant, pour les adultes, du moins, est devenu de plus en plus soigné, beaucoup moins « poisson rouge » qu’avant, pour reprendre une expression de l’Ours Castor.

Madame Lambda a eu le plaisir, une fois, de dîner un soir à une table où se trouvait Maik (Marie-Christine) Darah, voix française de Whoopy Goldberg entre autres (et entre autres cordes à son arc !) et sait maintenant la reconnaître dans le doublage d’autres personnages. Madame Lambda imagine qu’on pourrait faire doubler les personnages d’enfants par les enfants eux-mêmes, dans les classes par exemple. Le pied qu’ils prendraient ! Utopique, cela, hein !

Madame Lambda va se limiter en formulant le vœu pieux qu’un temps d’émission ne soit pas escamoté non seulement par la publicité mais par l’auto-pub des chaînes pour leurs propres programmes, risque, à force de répétitions, de lasser le téléspectateur avant l’émission annoncée ! Ultime vœu : que l’audimat ne soit pas une entrave à la créativité.

Lenaïg - 12 juillet 2008.

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Billet d'humeur
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 11:49

Dernière minute (20 h 50) : on m'avertit que ce texte qui circule serait un canular.
Je ne vais donc vraisemblablement pas le garder. N'empêche que certains arguments me paraissent tout à fait valables, d'autres, comme l'excédent de 9 milliards, ne peuvent que provoquer l'hilarité !

Lenaïg

PS : après une petite enquête sur le net, voici ce que j'ai décidé : il s'agit peut-être d'un hoax, ce n'est pas sûr, ou c'est peut-être en partie seulement un hoax.
Je vais garder une partie de l'argumentaire, ne serait-ce que parce que je crois que les montants évoqués sont vérifiables ; ensuite, j'avancerai simplement que si on peut faire dire n'importe quoi aux chiffres, même s'ils sont vrais, en les disposant différemment selon ce qu'on veut faire valoir, dans la mesure où ces sommes sont bien perçues par l'Etat, raison de plus pour exiger une répartition plus équitable et profitable aux gens en difficulté.
Si "9 milliards d'excédent" provoque l'hilarité chez moi, c'est parce que je ne crois pas au fameux trou de la Sécu et qu'une telle somme pour moi est si vertigineuse que je ne me la représente pas, sauf que j'imagine combien de gens pourraient vivre mieux si on les répartissait entre tout le monde.

***

     "
La CPAM : 50 secondes de lecture à couper le souffle. Pour combler son déficit, nos chers gouvernants n’ont rien trouvé de mieux que de nous faire payer encore et encore...

 

- Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 €

- Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ....

- Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste …

- Pour tout traitement de plus de 91 €, nous en sommes de 18 € de notre poche

- Taxe de 0,50 c sur les boites etc...

 

Toutes ces mesures sont destinées À combler le fameux trou qui est À ce jour de 11 milliards.

 

Or, savez-vous que les sommes suivantes, destinées à la Sécu, ne lui sont pas reversées :

 

* Une partie des taxes sur le tabac :                                 7, 8      Milliards

* Une partie des taxes sur l'alcool :                                   3, 5      milliards

* Une partie des primes d'assurances automobiles :           1, 6      milliards

* La taxe sur les industries polluantes :                             1, 2      milliards

* La part de TVA :                                                           2          milliards

* Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés :    2, 1      milliards

* Retard de paiement par les entreprises :                         1, 9      milliards

 

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.

 

Conclusion :

 

Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants font leur boulot efficacement et honnêtement

Si chacune des institutions reverse ce qu'elles doivent chaque année

 

les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent ! ?

 

Ces chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter sur le site de la sécu, ils sont issus du rapport des comptes.

Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer 5 fruits et légumes frais par jour, étaient vraiment convaincus de leur efficacité pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits ! "

 


Note de Lenaïg : on vient de me relayer ce texte mis en ligne sur le net, qui vaut son pesant d'or lui aussi.
On pourrait mettre comme sous-titre : LA SECU ET NOS GOUVERNANTS.

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Articles
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 16:20

UNE BELLE HISTOIRE D’AMOUR



Ici la compagne est blessée et sa condition est fatale :
Elle a été touchée par une voiture alors qu'elle volait bas.


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Il lui apporte à manger avec amour et compassion.

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En lui ramenant de la nourriture, il est choqué de la trouver morte.
Il essaye de la bouger ... sans succès !


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Réalisant que son amour est morte et ne reviendra pas,
il la pleure avec tristesse et adoration …

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Il pleure à ses côtés, atterré par sa mort. Finalement, conscient qu'elle ne lui reviendra pas, il reste à côté de son corps inerte, avec tristesse et chagrin.

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Des millions de gens ont été touchés en voyant ces photos, en Europe et en Amérique,
ainsi qu'en Inde et en Asie.
Le photographe qui a pris ces clichés les a vendus au plus grand quotidien français.
Tous les exemplaires de cette édition furent vendus le jour de sa publication......
Et beaucoup de gens pensent que les animaux n'ont ni cerveau ni sentiments ??
Vous venez de voir Amour
et chagrin …


Document (texte et photos) : AbuNawaf.com.

Note de Lenaïg :
Margoton, merci beaucoup pour ce document émouvant.

J''ai conservé le document que tu viens de me proposer pour le blog dans son intégralité.
Pour l'insérer dans le blog, ne sachant pas très bien me débrouiller, j'ai dû transporter les photos une à une et redonner au texte à peu près l'apparence qu'il avait dans le document qui circule sur le net !

Pour ma part, j'aurais mis un minimum de texte, les photos parlant d'elles-mêmes.

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Les jeux et interventions de Margoton
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 12:09

Roman jeu multiplume par courriels.
***


Un immeuble, sis au 101 Rue de la Mazurka.
Une ville imaginaire : Santa Patata.
Un pays inventé : Miroboland, frontière commune et nombreux liens avec la France.
SKUTE = Skarpetta & Services Secrets Unifiés de Toute l'Europe (organisation policière).

***

 

 

Adresses des correspondants apparaissant dans ce chapitre :

Juliettedes3maison @ hotmail.fr

Charlottedes3maison @ hotmail.fr

Tugdual.kerloch @ hotdog.com

Berangere.labornez @ pamplemousse.fr

***

 

 

Auteur : MARIE-LOUVE

 

De : Juliette

Envoyé : 21 09 2009 06:27:21
À : Charlotte

 

01943714-photo-d-1997-marilyn-monroe-7-ans-de-reflexion-matCharlotte !
Qu’est-ce que c’est encore ces caprices avec mon petit frère Wilfilou ? Ingrate ! Si ton père vivait encore tu saurais le respect que tu dois à tes aînés ! Tu seras donc toujours un poison dans la vie des autres. Je te le dis : « Tu me fais honte devant ma charmante belle-sœur Georgette! Une femme de grande sensibilité que j’admire pour son immense dévouement envers mon petiot Wilfrid qui a le cœur si fragile. Je devrai encore voir le curé à cause de toi ! Tu es une vraie plaie d’Égypte ! »

Dire que je t’ai fait parvenir à gros prix et d’urgence mon collier. J’espère que tu ne l’as pas porté à ton cou. Pauvre homme ! Si le mal est fait, je ferai tout pour lui ouvrir les yeux. Tu as séduit ton oncle en l’embobinant avec tes airs de biche affolée, mais ta mère sait de quel bois tu te chauffes. Avec toi, je passe mon temps à faire brûler des lampions pour le salut de ton âme. Tu me coûtes une fortune en lampions ! Je t’avertis, c’est fini. Fais ton malheur toi-même. Je ne prie plus pour toi. Tu es une cause perdue.


J’attends les photos que tu devais prendre pour ta mère. Au moins, j’aurai cette satisfaction !
Je t’avertis, je ne veux plus entendre mon cher petit Wilou se plaindre de toi ! Tu devras filer doux ! Est-ce clair cette fois ? Tu as tous les vices. Ce qu’il m’en a fallu de la patience et du courage avec une fille aussi malsaine. J’imagine que tu deviens une femme de mœurs légères si je lis entre les lignes du message de mon Wilfou qui n’ose pas tout me dire pour me protéger ?

J’attends des explications et les photos de la fête chez Lolita. Tous mes amis du Jardin D’Antan me les réclamaient au petit déjeuner ce matin. J’avais l’air fin : pas de photos !
Ta mère.

***

 

De : Juliette

Envoyé : 21 09 2009 09:34:08
À : Charlotte

 

CHARLOTTE! C’EST TA MÈRE !
L’heure du repas approche et je n’ai pas reçu les photos. Tonton va bien j’espère ! Occupe-toi bien de lui. Je sais que Georgette et lui ont des problèmes de couple. J’espère que tu feras tout pour réparer les dégâts de ta présence au milieu d’eux. Réponds-moi vite. J’attends !
Ta mère.

***

De : Juliette

Envoyé : 21 09 2009 22:56 :25
À : Charlotte


CHARLOTTE OÙ ES-TU ?
J’ai téléphoné à mon petit frère. Tu es folle ou quoi ? Tu n’as pas couché dans ton lit la nuit dernière ! Charlotte ! Rappelle ta mère tout de suite ! Où es-tu ? Quelqu’un pourrait t’enlever ou te faire disparaître. C’est rempli de tueurs en série à Santa Patata, on en parle dans les journaux. Vite, rappelle ta mère. Tu vas me faire mourir ! Quelle misère ! J’ai des palpitations depuis le début de la soirée. Tu vas me faire mourir avant le temps !
Ta mère.

***

 

 

Auteur : LENAÎG

 

De : Tugdual Kerloch
Envoyé : 22/09/09 11:12:56
A : Bérangère Labornez
Sujet : heureux !


Ma p’tite soeur,
C’est gentil, tu ne m’as pas encore pressé de questions. La fête est finie ! Mais je ne vais te parler que de Charlotte ...
Tu as déjà appris par les media les événements annexes, mais très importants, qui se sont déroulés pendant la fiesta.


J’ai sonné chez Charlotte ; elle m’a ouvert en somptueuse robe de Marilyn, la blanche qui vole au-dessus d’une grille de métro, tu sais, dans “Sept ans de réflexion” (si ce n’est pas ce film-là, tu me corrigeras, je te fais confiance). Trrrrrès sexy ! D’abord, je ne voyais que cela. Puis, les cheveux, lâchés, plus de chignon, opulents et ... vert olive ! Tout pour me plaire, je me suis cru dans un roman fantastique ou un film de science-fiction, ou l’inverse !


Mais, après, l’expression de son visage m’a frappé de plein fouet : ses yeux angoissés, le mascara qui avait bavé car elle avait dû pleurer et se frotter les paupières inconsciemment, son nez rougi ... “Tonton est de retour !” m’a-t-elle chuchoté. “Où est ta chambre ?” ai-je doucement répondu et je l’y ai tendrement poussé.


Je lui ai dit de se refaire rapidement une beauté ; pendant ce temps, j’ai fait connaissance avec ses compagnons en peluche et j’ai causé avec l’ours blanc, entre “gentlemen”, du style : “Ravi de vous connaître, Monsieur Polaire. Moi, c’est Tugdual. Vous devez vous plaire, ici.” Comme je faisais questions et réponses (tu vois, je suis prêt pour ton petit bébé, mon futur filleul), j’ai entendu Charlotte, à qui je tournais le dos, éclater de rire ... Ouf !


Nous étions prêts. Charlotte à mon bras, comme je le souhaitais, nous avons fait notre entrée chez Lolita et Luigi. Monsieur Taratatapian n’a point eu besoin de nous demander nos noms pour clamer : “Mademoiselle Charlotte Destroismaison et Monsieur Tugdual Kerloch !” Satisfait, ma foi, du silence qui a suivi. Luigi, superbe aussi en Lawrence d’Arabie, s’est précipité pour nous accueillir et nous présenter au gratin mirobolandais, tout en nous glissant une flûte de champagne entre les mains.


Je te narre brièvement, pour le moment, quelques moments forts de la fête : l’entrée de Fred, Noëlle Nozvad à son bras. Tandis que Monsieur Taratatapian leur demandait leurs noms, Fred n’a pas résisté à lancer son chapeau mou ostensiblement sur la patère du vestibule, visible du salon, provoquant les sifflets admiratifs des jeunes Mirobolandais présents ... Ils ont pris leur temps pour arriver, ces deux lascars, Fred avait sonné chez Noëlle bien avant moi, hé hé ...


163071-0Noëlle, que je te décrive la dégaine ! Fifi Brindacier, fausses dents comprises ... Elle a été discrète pour glisser son dentier sous un sandwich saumon/fromage blanc/ciboulette, mais son geste ne m’a pas échappé.
Plus tard, j’ai vu les policiers moldènes, déguisés en Bécassine et Oncle Corentin, repérer le dentier, le subtiliser en le glissant dans un sachet en plastique. Eh oui, “Bécassine” était de la fête ! Tu peux dire à ton mari Gildas que son arrière-grand-mère Labornez le représentait dignement chez Luigi !


Ce qui fut magique, magnifique, Béran : les prestations de la diva québécoise Nathalie

Choquette, faisant irruption en tutu sur un tricycle ... J’étais sous le charme de sa voix claire, colorée, puissante, d’autant plus que Charlotte, mélomane avertie, se serrait contre moi de ravissement. C’est à peine si Wilfrid, qui entrait à ce moment-là en compagnie de sa Georgette, s’est fait remarquer, car l’assistance était subjuguée par la diva ... Mais je sais maintenant que c’était ce qu’il souhaitait : entrer discrètement ... Ce qui lui a permis d’opérer, tandis que Georgette attirait bien l’attention sur elle, de diverses façons, entre les chansons. Au fait, Paolo Tequila chantait aussi, parfois en duo avec Nathalie Choquette, d’une belle voix de ténor, ma foi ! Cela rachetait tous les cris de souris qu’il a pu émettre devant sa phobie de celles-ci !


Charlotte et moi, nous nous sommes éclipsés avant la fin, pour nous réfugier chez moi ... Là, tu n’attends pas que je te raconte, Béran, tu serais aussi gênée que moi. Charlotte a passé la nuit finissante dans mes bras, puis cette nuit ... Je crois bien que l’ours polaire en peluche va changer de crèmerie ! Je calme ses angoisses, je gomme ses hésitations, elle me décoince en me faisant faire le pitre ... Nous trouvons une nouvelle jeunesse ensemble et j’espère que nous irons loin !


Wilfrid, mon “beau-père”, en quelque sorte ! C’est l’oncle de Charlotte, mais comme le père de celle-ci est décédé ... Le patron du SKUTE, tu te rends compte !
Ma Charlotte ne va pas tarder à revenir. Ce matin, elle devait apprendre à son oncle qu’elle comptait s’installer chez moi. Pourvu que cela se soit bien passé !
Bizzz, à plus tard,
Tugdual
***


Images :
Poupée Barbie en Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion (C) Mattei 17155
Une des couvertures des aventures de Fifi Brindacier dans la Bibliothèque Rose (Hachette).

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Roman multiplume (Lgdm)
Faites donc un petit coucou ! - Voir les 6 commentaires

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