Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 09:54

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TOUT EN COULEURS

 

Bleu…

La mer, le ciel,

Le voyage, le rêve,

1311059-Claude_Monet_les_Coquelicots.jpgTes yeux.

Je voyage dans ton regard

Te découvre et t’apprends…

A la source où se mire le ciel,

Je me rafraîchis et réfléchis

A ma vie,

A Toi, à moi,

A nous.

Le bleu,

Celui de tes yeux,

Chasse mes soucis,

Devient ma Vérité.

 

Jaune…

Le soleil,

La fête,

buffet-bernard-1928-1999-franc-bouquet-de-fleurs-bleues-238La joie,

La bonne humeur.

Jaune irradie,

Fait tourner la tête

Au tournesol.

Mais Jaune

Est parfois

La rose ;

Pâle,

Traitresse et menteuse,

Adultère.

Elle va

Au cocu

Annoncer la nouvelle :

« Je ne vous aime plus, et je vous trompe ».

 Pâle aussi,

vincent-van-gogh-ne-s-imaginait-certainement-pas-que-sa-s-r.jpgLes murs de l’hôpital.

Jaune s’y pose

Et tente désespérément

D’effacer Tristesse et Morosité

Qui trônent en l’endroit.

Mais redevenu vif,

Jaune

Marque sa supériorité

Jusques en Chine,

Y épouse l’Empereur

Et son égo, sa Puissance,

Son Pouvoir.

Drôle de caractère

Que celui de Jaune.

 

9782035881373FS.gifRouge...

A lèvres pour séduire,

Aux joues pour les timides,

Rouge comme un Cœur,

L’Amour.

Rouge comme une crête de coq,

La Colère.

Rouge…

Sensuel, sexuel,

Courageux, hésitant.

Rouge…

Ardent comme un pompier

Et le feu qu’il combat,

Interdit comme le panneau le dit.

Rouge, berceau pour l’Amour en mon Cœur.

Rouge, sang innocent versé aux combats.

R ouge et Noir,

Amis toujours.

De Stendhal, pour lire,

jedachp.jpgDe Jeanne Mas, pour chanter,

Chez Dior, pour défiler,

En Chine, pour jouer aux Dames

 

Bleu…Jaune… Rouge…

Trois couleurs primaires.

Du Rêve, de l’Espoir,

De la Fête et de la Trahison,

De l’Amour, du courage,

De la honte et de la peur,

De la Colère et du Sang…

Trois couleurs pour faire un monde

Tout en couleurs…

©Eric Jacobs-Lettres de Sang-lundi 16 avril 2012-21:39

 

 

***

 


Illustrations :

les mains et les fleurs de Picasso,

Le champ de coquelicots de Claude Monet,

les fleurs bleues de Bernard Buffet,

les tournesols de Van Gogh,

le Rouge et le Noir de Stendahl,

le jeu de dames chinoises.

Photos du net.

 

 

Par Tonton Ric - Publié dans : Le Salon de Tonton - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 08:23

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La couleur a-t-elle une odeur ? En voilà une question qui serait peut-être intéressante, et qui aurait le mérite de l'originalité ? Car les fins limiers de mon imagination sont au repos et je ne vais surtout pas les solliciter pour le vérifier, je risquerai d'avoir des surprises, certes, mais je ne suis pas du tout sûre de partager leurs goûts en la matière et j'aurais peur de ce qu'ils me rapporteraient. Je chasse vite le rouge fétide des proies blessées des chiens traqueurs de gibier dont j'espère bien que ne font pas partie mes fins limiers puisque je veille à ce qu'ils aient toujours gamelle pleine. Une petite pensée émue devant les bleus ou rouges délavés des baballes enduites de salive et souvent vite crevées qu'ils aiment rapporter avant de me mettre moi-même le nez au vent et l'oeil aux aguets.

 

Alors, je dois me reposer sur mon propre odorat pour ébaucher une réponse et je fais ceci devant le noir fumant de ma tasse de café, agrémenté du parfum de l'orange que je viens d'éplucher tout en mordant dans les blanc et brun croustillants de mon pain grillé. Couleurs ... bonheur du petit déjeuner, le meilleur moment de la journée, encore plus lorsqu'il est partagé ! Allez, ma fille, me dis-je, sans savoir encore où je vais et jusqu'où, continue sur cette lancée, en tâchant de ne pas trop rapporter aux Croqueurs des clichés, mais ce n'est pas gagné.

 

L'indice à renifler, c'est la proposition de Tricôtine : notre couleur préférée ... Ce fut longtemps le jaune et c'est peut-être encore elle d'ailleurs mais je n'en sais rien. Pourquoi le jaune ? Que je ne m'attarde point dans le coin, j'ai déjà évoqué les pissenlits que j'apercevais au bord des routes le long des talus lorsque j'étais à l'arrière de la belle traction avant noire de papa ; je ne voulais que ces fleurs-là et si je m'écriais : "F'eur !", papa s'arrêtait pour aller m'en cueillir une et on ne m'entendait ensuite plus de tout le trajet, trop occupée que j'étais de chérir ce trésor entre mes mains ; faut-il rappeler qu'en ces temps lointains il était fort facile de s'arrêter, de se garer, que rares étaient encore les automobiles et très fréquent qu'on embarque en chemin un voisin qui marchait parce que ... son Opel lui avait fait défaut ("les Opel, c'était dur à démarrer par temps humide", hi hi, histoire vraie !). Facile de se garer, mais c'est moi qui m'égare !  Pourtant, je cède à la tentation digressive du souvenir de papa qui donnait souvent de sérieux tours de manivelle pour faire démarrer la sienne (étonnant, pour les jeunots de notre époque, non ?) et ... c'est aussi papa qui actionnait le moulin coincé entre ses genoux pour broyer les grains luisants de café ! Le petit noir, servi en bols ou en dés à coudre, n'avait pas que son odeur, il avait aussi son bruit !

 

Et me revient l'odeur de l'autre jaune d'un champ de colza finistérien en fleur à la campagne juste avant la pluie, lorsque j'accompagnais Marguerite ou Fifine pour reconduire les vaches à l'étable. Quand mon amie québécoise Diane vint nous voir en avril il n'y a pas si longtemps, nous traversâmes en voiture de vastes zones ainsi fleuries du Vexin et nous étions tous les quatre ravis ! Le peintre Van Gogh les a superbement fixées sur toile pour l'éternité.

 

Maintenant j'aime toutes les couleurs et je suis bien embêtée pour les départager, je ne m'y aventurerai d'ailleurs pas. Je les ferai toujours primer sur les contours, ceci étant dû à ma mauvaise vue, qu'il fallut sept ans pour détecter ... L'explosion des couleurs de la nature et celle qui met de la gaieté dans les maisonnées m'ont toujours enchantée ! J'y pense tandis que le jour qui se lève m'offre par la fenêtre une magnifique palette que j'ai capturée sur une photo qui viendra illustrer mon petit billet. J'ai bien fait, déjà il vire au gris, ce ciel, peut-être pour céder à la pluie, mais, là où je suis en ce moment il est vite changeant et c'est rassurant.

 

Lenaïg

 

 

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 01:09

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FEMMES

 

 

Lorsqu’un petit garçon

Voit une petite fille,

Lui viennent des frissons,

Fait le sot et frétille ;

 

C’est bien plus fort que lui

Et il faut qu’il se montre.

Et même s’il rougit,

Jamais ne se démonte…

 

Lorsqu’un adolescent

Croise une demoiselle,

Son cœur incandescent

Se sent pousser des ailes ;

 

Il fait n’importe quoi

Pour voler un sourire,

Mais elle passe tout droit.

Et naissent les soupirs !

 

Lorsqu’un homme accompli

Rencontre enfin « LA » femme,

On le croit aguerri,

Maitrisant bien sa flamme ;

 

Mais le petit garçon

Refait vite surface,

Et le joyeux luron

S’enfuit et perd la face…

 

Il faut dire qu’elles sont belles,

Les femmes qui nous entourent !

Les naïves, les cruelles…

Elles aiment nos discours.

 

Fragiles ou rebelles,

Quand nous parlons d’Amour,

Nous font la courte échelle

Nous mènent vers « Toujours ».

 

Elles conduisent le monde

D’un battement de cils…

Les hommes, dans la ronde,

Se font calmes et dociles…

 

La Femme est l’avenir de l’Homme,

Toi, tu le savais, Aragon !

 

©Eric Jacobs-Lettres de Sang-vendredi 13 avril 2012-21:21


 

 

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Illustrations cueillies dans le Jardin d'Evy (clic !)

 

 

 

 

Par Tonton Ric - Publié dans : Le Salon de Tonton - Communauté : L'univers Magique..
Faites donc un petit coucou ! - Voir les 8 commentaires
Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 00:38

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— Ecoute ma puce, Dieu t’a faite comme ça et ce serait tricher de vouloir changer ton corps. Je t’ai toujours dit que c’est l’âme et non l’habit qui fait le moine. Tu es généreuse et intelligente, tu as un bon travail…
— Mais Alphonse, si Dieu a permis qu’on découvre la chirurgie esthétique, quel mal y a-t-il à l’utiliser pour améliorer la vie de ma fille ? Tu sembles oublier que tu as été jeune aussi.
— Je sais ce que tu penses papa, je ne cherche pas une vie dissolue. Je veux seulement aimer et être aimée. Quoi que tu dises, l’aspect compte beaucoup.
— Si elle s’est décidée seulement maintenant, crois-moi elle a subi une épreuve épouvantable, le coeur d’une mère le sent. Et puis sois franc, est-ce que tu m’aurais épousé si j’étais laide ?
— Mais ça n’a rien à voir…
— Tutut, ne sois pas hypocrite. Ma fille ne peut même pas avoir une simple liaison. Tu ne vois pas que ça la détruit ? Tout le monde ne peut pas vivre dans la chasteté.
— Mais ça va coûter une fortune…
— Si aucune bonne fée ne m’a pas donné la beauté, dame Fortune m’a accordé ses faveurs. Je n’étais pas venue quémander, mais simplement vous mettre au courant de ma décision.
— Mais on ne te verra plus…
— Voyons Alphonse, ce n’est plus une petite fille. Elle a le droit de mener sa vie comme elle l’entend.

— Ne t’en fais pas papa, l’avion existe non ? Je ferais un saut toute les semaines et qui sait, je vous inviterai de temps en temps.

 

 

*



Richard s’étira voluptueusement. Il avait mis la dernière main sur l’épineuse affaire qui avait donné des cheveux blancs à son père. Il y avait deux jours qu’il s’était enfermé dans son bureau, mangeant à peine, se dopant à coup de café, éteignant son portable. Il sortit en manches de chemise, bravant ainsi l’étiquette du cabinet ; il était d’une humeur trop jubilatoire pour s’en soucier présentement. En se dirigeant vers le bureau de son père, il rentra brutalement dans une jeune femme qui venait du bureau de l’associé de son père.


— Oh pardon, pardon, c’est ma faute. Je suis trop excité.
— Vraiment ? Est-ce que vous êtes malade ?
— Non, non, je suis juste resté travailler pendant deux jours dans mon bureau. Une affaire délicate à boucler. Mais je ne vous ai pas encore vue ici, vous êtes nouvelle ?
— Euh… oui. Lucy. Mais on semble trimer comme des boeufs, ici.
— Enchanté, Richard. Oh ne vous y trompez pas. On n’est pas différent des autres cabinets, seulement cette affaire est particulière, c’est tout. Attendez que je ramasse vos dossiers. Pourrais-je vous inviter à prendre le café à la pause ?
— Volontiers, à tout à l’heure à la cafétéria.


Richard suivit des yeux l’élégante silhouette de Lucy, émerveillé par le léger balancement des hanches. Quelle fille mes aïeux, la figure de madone dansait encore devant ses yeux quand une tape dans son dos le fit sursauter.


— Alors fiston, tu as enfin décidé de sortir de ton trou ?
— Ah papa, j’ai terminé, l’affaire est dans le sac.
— Sais-tu que tu m’étonneras toujours ? On a encore un bon délai, mais quand tu t’y mets tu ne lâches plus, hein ?
— Vous avez engagé une nouvelle, à ce que je vois.
— Beau brin de fille, n’est-ce pas ? Mais ne t’y fies pas, c’est une grosse pointure que celle-là. Je me demande même pourquoi les grosses boîtes ne se le sont pas arrachée. Il paraît qu’elle vient de l’étranger et s’est installée ici. Tu voudrais bien travailler avec elle, avoue.
— Si elle t’impressionnait autant, pourquoi serait-elle venue dans notre « petit » cabinet d’à peine une dizaine d’avocats ?
— Mais simplement qu’elle veut devenir rapidement associée, c’est limpide, non ? La concurrence est moindre. Elle pourrait même te supplanter.
— Sais-tu que tu as l’esprit vachement tordu, vieux grigou.

 

 

*

 

Lucy faisait bien tourner des têtes. Pas un jour où les avocats mâles ne venaient la voir sous un prétexte ou un autre. Si les associés n’avaient pas trié sur le volet leur équipe, le chiffre d’affaire en aurait eu pris un bon coup. Heureusement l’impitoyable course au sommet tempérait quelque peu les ardeurs. Les associés se frottaient les mains : la petite nouvelle boostait les affaires. Outre sa compétence formidable, sa beauté et son élégance faisaient plus d’une fois pencher la balance de leur côté.


Bien entendu, Richard était dans le rang des soupirants, mais d’une façon plus discrète. Il ne pouvait se prévaloir de sa filiation pour impressionner. Il se disait que cela biaiserait les comportements. Lucy se montrait cordiale et serviable envers tout le monde, quoiqu’elle manifestât une dureté insoupçonnée en affaire. Elle ne donnait aucun indice quelconque indiquant une préférence pour l’un ou pour l’autre, les faisant tous tourner ainsi en bourrique.


Les hommes étant ainsi faits, pratiquement personne ne se décourageait et chacun y allait de son petit brin de cour quotidien.

 

Richard eut de la chance : un des associés confia une affaire importante à Lucy qui l’exigea comme collaborateur. Elle était impressionnée par sa force de travail frôlant la passion. L’affaire n’était pas difficile mais plutôt délicate, exigeant de la minutie et de solides références. Elle leur permettait de sortir à peine un peu plus tard que les autres. Lucy devait même parfois promettre le restaurant à Richard pour l’empêcher de passer la nuit dans le bureau. A ces occasions, leurs conversations prenaient un tour plus personnel.

 

 

* 


— Tu sembles préoccupé fiston, quelque chose ne va pas ?
— Cette Lucy est une vraie huître. Je n’ai réussi à rien connaître d’elle alors qu’elle connaît presque tout de moi.
— Allons, tu ne sais peut-être pas t’y faire, à moins qu’elle ne se prépare à jeter son filet.
— Sois sérieux papa, je sens que je ne lui suis pas indifférent, mais j’aimerais en connaître plus sur elle. Dis donc, tu ne pourrais pas avoir des renseignements sur elle ?
— Hey Richard, tu ne serais pas accroché par hasard ? Bon, d’accord, que ne ferais-je pour toi. Je vais essayer de me renseigner ; je vais te filer son CV en attendant, mais c’est confidentiel, tu m’entends ? Ah je pressens que nous allons ouvrir la boîte de Pandore. Je n’aime pas trop ça. Elle ne t’aime peut-être pas assez pour se confier, ou bien elle cache un secret peu ragoûtant, que sais-je.

 

* 

 

RAHAR

 

A suivre

 

 

Illustration : Boîte de Pandore, www.notrecinema.com

 

 

 

 

Par Rahar - Publié dans : Les nouvelles de Rahar - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 00:54

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Le Lundi de Pâques

résurrection et printemps

mystère  éclosions

 

 

Lenaïg

 

 

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Illustrations :

interbible.org

gourmandise-et-chocolat.com

cuisine.elle.fr

 

 

 

 

Par Lenaïg Boudig - Publié dans : Poèmes - Communauté : Le coucou du haïku
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