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Tableau du samedi chez Lady : Alberto Magnelli et le regard - Lenaïg

 

Ah que ... j'ai eu du mal à choisir un seul tableau, Lady Marianne ! Mais c'est la règle de ton défi du samedi et un peu de discipline ne fait pas de mal. Je me suis d'abord perdue avec ravissement dans la merveilleuse palette de couleurs et de formes de ce monsieur, autodidacte (mais c'est qu'il était drôlement doué dès le départ, alors !). Je cite (extrait de l'article de culturebox.franceinfo dont j'ai mis le lien ci-dessous) :

Alberto Magnelli commence à peindre seul dans sa ville de Florence en 1907 et fréquente les futuristes italiens. À l'occasion d'un voyage à Paris, en 1914, il fait la connaissance des poètes Guillaume Apollinaire et Max Jacob, et des peintres Archipenko, Juan Gris, Fernand Léger, Picasso et Henri Matisse. Les natures mortes qu'il exécute portent en elles l'influence de ce dernier. "Le tissu est très matissien et en même temps il s'en dégage parce qu'il n'insiste pas sur la représentation et le détail du tableau" analyse Frédéric Ballester, Directeur du Centre d'Art La Malmaison.

Je mets juste après le lien vers ton blog, Lady, pour qu'on découvre ta participation et les liens vers tous les participants :

Je retiens juste, Lady, qu'Alberto Magnelli a jonglé dans sa peinture entre figuratif et abstraction et je trouve que cela fait toute l'originalité de son oeuvre. Comment ai-je eu idée de m'arrêter sur ses toiles ? En reprenant au passage l'encart le concernant dans  un magnifique hors-série gratuit de 16 pages de Connaissances de l'art 2012 essentiellement axé sur des reproductions grand format de toiles d'Edward Hopper. Je le joins, cet encart, à ma page d'aujourd'hui.

Tableau du samedi chez Lady : Alberto Magnelli et le regard - Lenaïg

Donc, j'ai choisi la toile de deux personnages au bord de la mer, en camaïeu de blanc, gris, bleu, rose et marron et pourtant, en préparant ma page, j'ai baigné dans une mer beaucoup plus riche en couleurs rarement primaires mais aux teintes très subtiles, de formes géométriques complexes où apparaissent parfois des silhouettes dont le visage n'est qu'ébauché, sans traits figuratifs, donc sans yeux souvent, ou alors yeux baissés. Ici, on les voit les yeux ! Et j'ai entendu mon père évoquer la difficulté de peindre les yeux, le regard devant des toiles d'impressionnistes où des yeux étaient baissés également. Ici, une longue fente pour l'homme et un oeil rond pour la femme, une sensation pesante, d'une douleur, d'un souci partagé ? Allons, me dis-je, subjectivement, ils sont deux à se partager le fardeau, si fardeau il y a (!), l'air de la mer va les aider à y voir clair ! Hi hi, cette interprétation n'a rien d'artistique, c'est moi-même que je rassure, frappée par l'émotion muette de la scène ! Et je m'arrête, les éventuels visiteurs, je l'espère, me donneront leurs propres impressions.

Lenaig

Tag(s) : #Articles, #Petits bonheurs
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