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La Cendrillon de William Wegman pour le Tableau du samedi chez Lady Marianne - Lenaïg

Coucou Lady ! Le tableau du samedi doit-il impérativement avoir été réalisé au pinceau ou tout autre instrument du peintre ? Parce que, pour celui que je souhaite présenter, j'ai eu beau chercher, je n'ai récolté aucun détail sur la technique de l'artiste. On dirait une huile sur toile, non ? Mais c'est plutôt un montage photo retouché pour l'ambiance misérabiliste ! Alors, je me contente de sourire en contemplant l'oeuvre tout en me disant que ce n'est pas bien de se moquer ainsi de son chien mais comme je suis allée voir l'artiste sur son site, j'ai compris que son chien l'aime bien et n'est en rien perturbé de jouer ainsi les Joconde. Wegman et sa femme ne pouvaient avoir d'enfant, ils ont donc fini par prendre un chien et l'aventure artistique a donc aussi commencé. Comme Jean de la Fontaine dans ses fables, Wegman transpose sentiments, comportements humains chez des animaux imaginaires mais il rejoint également un courant de la bande dessinée ou du dessin animé et moi, cela me plaît ! Pour l'éventuel lecteur qui aura le temps de s'attarder, j'ai copié-collé des citations de l'article Wikipédia et cité le lien d'une vidéo où l'artiste donne une leçon d'orthographe à son chien.
Lenaïg

 

Wegman enseignera à l’Université Long Beach de Los Angeles. Évidemment, sa femme ne tarde pas à lui rappeler sa promesse. Ils commencent à chercher un chien à poil court [...] petite annonce dans le journal : une vieille dame vend un chien de race Braque de Weimar, pour 35 $. sa femme tombe littéralement « amoureuse » de l'animal. Mais Wegman est toujours réticent à l'idée d'avoir un chien. Il propose alors de lancer une pièce de monnaie : si elle tombe sur face, ils achètent le chien. Malheureusement pour lui, à cette époque, la pièce tombera cinq fois de suite sur le mauvais côté. En le ramenant chez eux, le chien se précipita dans la maison et s'assit. Il avait une posture très masculine, très humaine. Et juste à ce moment, le soleil tourna et un rai de lumière passa juste devant lui. C'est comme ça que Wegman décida de l'appeler « Man Ray », avec un petit hommage au peintre et photographe américain de l'époque, très en vogue.

Le chien est donc le sujet central du travail de William Wegman. Abordé au départ comme un jeu sur les postures et les expressions anthropomorphes, c'est sur ce travail que s’inscrit et se métaphorise les systèmes comportementaux de l’homme. La plupart des clichés de Wegman ayant pour base une solide tranche d’humour et de provocation, d'ironie, ils séduisent d’abord pour interroger ensuite.

On dépasse l'image du simple « compagnon fidèle », le chien revêt ici les valeurs sociales et individuelles, entre conformisme et décalage. William Wegman reprend, renverse, flirte avec les codes et les mœurs de la société, sans pour autant avoir recours à une signification stricte à chaque photographie. Dans la plupart de ses clichés, Wegman laisse, au travers de photos épurées, ou très symbolistes, la liberté à chacun d'y voir ce qu'il a envie d'y voir, de retrouver, d'imaginer.

Wegman a beaucoup travaillé pour des livres pour enfants, des contes, des histoires fantastiques. Il publie Cinderella (Cendrillon) et Little Red Riding Hood (Le petit chaperon Rouge) en 1993 [...], tout en mettant en scène, à chaque fois, ses chiens. De nombreux autres livres destinés aux enfants suivront dans les années 2000.

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