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Portrait de Jacqueline par Picasso, 1958 - Lenaïg pour le Tableau du samedi chez Lady

Comme Lady Marianne l'a souhaité, revoici Jacqueline Picasso, dont j'ai aussi choisi une photo pour commencer, pour son Tableau du samedi.
Point d'explosion de couleurs ni de destructuration du visage ici, juste une oeuvre au fusain sur papier de 1958, que j'ai prise en photo lors de ma visite à l'expo de Landerneau.

Jacqueline a été représentée tant de fois, comme les précédentes compagnes de Picasso, et notamment sur l'affiche de l'expo dans une toile que je trouve sublime, de profil et dans un décor au couleurs magnifiques, que je ne posterai pas ici, étant donné qu'une seule oeuvre doit être proposée.

Portrait de Jacqueline par Picasso, 1958 - Lenaïg pour le Tableau du samedi chez Lady
Portrait de Jacqueline par Picasso, 1958 - Lenaïg pour le Tableau du samedi chez Lady

On aime ou on n'aime pas ce portrait, on peut le juger peut-être terne, sinistre ? Moi je me suis arrêtée devant, attirée par son côté contrasté. D'abord le rappel des peintures et mosaïques romaines dans la forme du nez (n'est-ce pas ce qu'on peut nommer un nez étrusque, d'ailleurs ? voir ici : clic !). L'aspect "sinistre" pourrait venir du fait que les représentations romaines figuraient sur les tombes des défunts après leur mort et, tant pis, cela fera deux portraits sur la page, je nous montre l'un de ces portraits antiques, cueilli ici : clic !

Portrait de Jacqueline par Picasso, 1958 - Lenaïg pour le Tableau du samedi chez Lady

Mais le portrait de Jacqueline, lui, m'apparaît plein de vie, même si certains traits sont inspirés de l'antiquité et qu'il faut se rappeler que nous sommes tous mortels. J'y ressens de l'amour et de la tendresse sous le fusain du peintre qui a soigné l'opulente chevelure brune. Etonnante intensité du regard (ah ! ce n'est pas la Joconde dont les yeux semblent nous suivre partout !), un doux et grave regard qui reflète la pensée de celle qui l'émet. Modernité du chemisier, dont un pan du col est relevé comme une petite voile sur la mer tandis que l'autre pan projette son ombre sur la poitrine de Jacqueline. Rien d'exagérément sensuel et pourtant ... La chaleur du corps rayonne à travers l'étoffe et les courbes douces !

Lenaïg

Tag(s) : #Articles

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