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La glycine, haïkus, tercets, billet d'humeur de Lenaïg
La glycine, haïkus, tercets, billet d'humeur de Lenaïg

Le lierre, la glycine
montent tous deux à l'assaut
fenêtre cernée !
***

Le lierre est timide
mais par la fenêtre ouverte
voici la glycine !
***

Quand est-elle entrée ?
la lianoïde a dardé
sa courbe feuillue !
***

Glycine têtue
qui repasse à l'offensive
par son doux parfum !
***

Veux-tu voir, glycine,
si Papa est toujours là,
qui ne vient plus au jardin ?
***

Papa n'est plus là.
La glycine se souvient ?
message troublant
***

Oui ! quelle ne fut pas ma surprise après l'ouverture de ma fenêtre tôt un matin de constater, quelques heures après, que la glycine était entrée, douce et fine branche passée de l'autre côté du deuxième pan de fenêtre resté fermé ! Je l'ai repoussée, elle n'a plus insisté mais j'ai dû lui sectionner quelques branches tout de même, en attendant la visite du jardinier qui s'y connaît. Je viens de lire qu'un plant de glycine peut aisément s'étendre sur 20 m et je reste impressionnée par la glycine ancienne du cloitre de l'ancien couvent des Ursulines à Lesneven (plusieurs plants sûrement), qui épouse toutes les arcades de troncs, grosses branches puissantes et feuillage touffu, même si elle doit conserver supports et tuteurs comme toute liane qui se respecte (je n'ai pas pris de photos, tant pis, j'en ai cueillies sur le net). J'ai compris que la glycine est docile à la taille (clic !), j'en conclus que cela lui plaît. Actuellement elle n'est pas en fleur, mais pourtant un doux parfum se fait sentir parfois et je ne vois qu'elle pour le produire ainsi, même ma cousine JM en visite l'a perçu, se penchant par la fenêtre sans trouver l'auteur ! Maintenant je suis persuadée que c'est elle.

Ah ! Serais-je mystique quelque part (j'aime beaucoup ce "quelque part" qu'on emploie sans y penser, mystérieux et optimiste "quelque part" !) ? Il y a des jours où je vois des signes partout, un peu à la manière des anciens ! C'est que je crois que la vie ne s'arrête pas, d'un coup sec et plus rien ! Mais non, si Dieu existe, la Nature le sait, qui perce toujours obstinément sous le béton, elle sait que tout ce qui est vivant se fond en elle, les Africains le savent aussi, tout comme les Amérindiens qui savent où chercher les âmes de leurs anciens ! La Nature sait qu'elle est reliée au cosmos et qu'elle vit encore dans des conditions extrêmes, sans oxygène mais autrement ! Sur les ruines, à Tchernobyl ou d'autres villes détruites par la folie des hommes, elle repousse et tout finit par reverdir et s'assainir. Je ne passe pas à côté de l'attentat à nouveau si meurtrier à la voiture bélier sur les Ramblas de Barcelone (où je ne suis encore jamais allée), émotion et colère m'ont assaillie et j'ai cherché par mon billet des raisons de s'apaiser et d'espérer.

Lenaïg

PHOTO DU NET

PHOTO DU NET

PHOTO DE MA FENETRE

PHOTO DE MA FENETRE

Tag(s) : #Les haïkus de Lenaïg, #Essais de poèmes japonais

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