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Une nouvelle enquête du célèbre détective Lock Kwan, ce cher Lock comme l'appelle sa dynamique et très perspicace assistante Ninie ! Pour faire leur connaissance et découvrir les enquêtes antérieures, on peut se rendre ici : clic ! A la lecture de cette première partie, je me suis creusé la tête pour trouver le fil conducteur des meurtres commis, en vain, mais le suspense, l'atmosphère, les conversations entre Lock et Ninie ont délicieusement compensé mon agacement à "sécher" ! J'ai eu envie de mettre des visages sur les personnages, alors j'ai choisi l'acteur américain sud-coréenTim Kang (qui jouait, entre autres, l'inspecteur Cho dans la série Le Mentaliste, photo cueillie sur fanpop.com) et la jeune actrice malgache Mirantsoa Rojoniaina Rasoanatoandro (clic !). Qui aura une idée, même vague, sur le mobile de l'assassin ?
Note de Lenaïg

LEGENDE MORTELLE - 1/2 - RAHAR

« Vous comprenez monsieur Kwan, je ne peux pas faire mon deuil, tant que je ne saurai pas pourquoi mon mari a été assassiné. Il ne faisait pas de politique, il était un bon patron.

— Mais madame Habey, la police est mieux placée pour enquêter.

— En une semaine, elle n’a pas avancé d’un pouce.

— Et pourquoi pensez-vous que je ferai mieux ?

— Je suis une amie de Gina Paggon. J’admire votre perspicacité dans la résolution de son affaire, je suis sûre que vous éluciderez l’assassinat de mon mari. »

 

Si j’étais raisonnable, j’aurais refusé cette affaire. La police n’est pas incompétente, et je connais personnellement des enquêteurs très capables. Bien sûr, il me faut des affaires pour faire tourner mon agence, et je ne suis pas plus cupide qu’un autre ; toutefois, je n’accepte pas une affaire par complaisance. Peut-être suis-je présomptueux, mais je me fie très souvent à mon instinct.

 

Je demande à Ninie, ma séduisante assistante, de dresser la biographie de feu Mack Habey, avec l’aide de notre cliente. Quant à moi, je vais glaner des informations auprès de l’inspecteur chargé de l’enquête, un bon ami à moi.

« Tu ne sais pas sur quoi tu es tombé, mon cher Lock. Le mari de ta cliente a été la victime d’un insaisissable tueur en série.

— Ah bon ?

— Ouais, on l’a déduit du mode opératoire : un seul coup au cœur avec une pointe fine, probablement un stylet. C’est d’ailleurs le seul point commun. On est quasiment certain qu’il va encore frapper, mais on n’a aucune idée de l’identité de la prochaine victime.

— D’accord. File-moi donc une copie de tes dossiers.

— Mais tu es inconscient ou quoi ? Tu te rends compte de l’énormité de ta demande ?

— Allons Johnny, tu connais la proverbiale discrétion de Kwan Lock Investigations. Et puis, je te jure sur la tête de ma grand-mère, que je te mettrai au courant de ce que je découvrirai. Quand je découvrirai le tueur, je te laisserai tout le crédit.

— Et tu crois, petit prétentieux, que tu pourras faire mieux que nous ? Il n’y a aucune piste, aucun indice susceptible de nous mener au tueur… D’accord, je vais te donner tes copies, mais ne viens pas te plaindre, quand tu auras la migraine. »

 

Johnny avait dit vrai, rien ne relie apparemment les sept victimes du tueur en série, à part le fait qu’elles avaient été tuées d’un unique coup de poignard au cœur. La première, un inoffensif vendeur de journaux, avait été tuée trois mois plus tôt, on n’avait pas touché à sa recette ; la seconde était la propriétaire d’une petite boutique de mode, tuée dans son magasin quelques jours après, tandis que la vendeuse se changeait à l’heure de la fermeture, rien n’avait été volé ; la troisième victime était un caméraman de télévision, poignardée au cours d’un défilé de grévistes ; la quatrième, un avocat, même pas véreux, avait été trouvée gisant à faible distance de son domicile, son portefeuille assez bien garni était intact ; la cinquième, Mack Habey, le PDG d’une entreprise prospère, avait été retrouvée poignardée dans sa voiture, dans une ruelle sombre ; la sixième victime était une dame patronnesse qui était allée fumer dehors, lors d’une soirée de bienfaisance ; enfin, la septième personne assassinée était un vieux cordonnier renommé, bien qu’à l’échoppe modeste.

 

Je comprends le souci de discrétion de Johnny, il ne faut pas que le public se doute de l’existence d’un tueur en série, pour éviter la panique.

« Les meurtres n’ont, de toute évidence, aucun caractère sexuel. D’ailleurs, il n’y a que deux femmes. On dirait l’œuvre d’un pur psychopathe, mon cher Lock.

— Je suis convaincu qu’il y a un motif derrière tout ça, ma petite Ninie. À nous de trouver lequel.

— Pour ma part, je ne vois aucun schéma cohérent. Les meurtres ont été perpétrés apparemment au hasard, dans des lieux différents, visant des personnes de différents milieux, et l’assassin n’a laissé aucun indice, les victimes ne se sont même pas défendus.

— Mais elles doivent forcément avoir quelque chose en commun, Ninie.

— Nous avons épluché les fiches de ton copain l’inspecteur, il n’y a rien. Pas de motif politique : deux ont des idées de gauche, deux autres sont de droite, le reste n’a aucune tendance politique avouée. Il n’y a pas d’anomalie dans les comptes et mouvements bancaires. Pas d’affiliation dans des sectes ou associations suspectes. Il y a un descendant d’émigré africain, un autre d’ascendance japonaise, et un autre encore d’origine pakistanaise.

— Donne-moi la fiche que tu as dressée sur Mack Habey… Né le 11 Septembre 1966 dans une famille aisée ; enfance sans histoire ; études d’ingénieur ; marié en 1995, deux enfants ; création de l’entreprise Mécatech, aucun conflit avec les ouvriers ou les syndicats.

— Tu vois mon cher Lock, c’est un type qui n’a rien de vraiment remarquable, comme les autres. »

 

A suivre

 

RAHAЯ

LEGENDE MORTELLE - 1/2 - RAHAR
Tag(s) : #Les nouvelles de Rahar
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