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L'après "Café" : compte-rendu confus de la discussion sur : Qu'est-ce qu'être riche ? - Lenaïg

Ah, être "riche" d'une tranche de vie, de la grâce d'un moment, j'en ai bénéficié hier soir, récompense d'une course effrénée auparavant (voir plus bas) ! Et la grâce d'un savoureux plat au restaurant Chez Alain (merci, Walid !) : médaillons de filets mignons de porc aux deux purées : pommes de terre et légumes anciens (qu'on appelle aussi poétiquement, légumes oubliés : panais, topinambours, etc), plat accompagné d'un petit pichet de vin rouge (pour deux, mon amie et moi) ... Dessert à l'avenant : nous nous sommes partagé une délicieuse tartelette aux fruit rouges et une part de tarte tartin et sa boule de glace vanille. Cela aussi relève de la mise en condition avant la discussion philosophique, mais oui !, pour moi, en tout cas. On comprendra maintenant pourquoi j'ai illustré cette page d'une photo cueillie sur le net, qui se rapproche de ma réalité d'hier, blog de Jean-Yves Bruyas "Le coin des recettes (clic !). Je me suis sentie, heu privilégiée ... ponctuellement nantie et même si cet état de richesse était éphémère, je l'ai "eu" ! Etrange entrée en matière ? Non, pourquoi ? Et je vais même indiquer ici une phrase de Gunter, qui ne s'inscrit pas spécialement dans le thème de la discussion, mais qui m'a frappée en passant : "Avant de prendre la parole, indiquez d'abord votre nom, car qui ne se nomme pas, qui n'est pas nommé est : L'innommable, donc le monstre !" (C'est d'ailleurs le titre d'un roman de Samuel Becket). Au fond, on est aussi riche de son nom ...

Ouf, quelle course, hier, les amis, pour aller faire mon cours, tout l'Est parisien était congestionné, voitures nez contre nez, avançant au pas et mon bus qui a été obligé de libérer ses clients, qui ont fini leurs trajets à pied ... Ensuite, arrivée(s) de justesse avant le début du Café philo, repas dégusté (mais oui, quand même !) avec un lance-pierre et aussi discrètement que possible tandis qu'Edith faisait l'ouverture par un exposé comme toujours intéressant et qui m'a surprise par son originalité. J'étais si fatiguée que je serais incapable de le résumer avec cohérence et netteté. Il y a été question beaucoup de la richesse intérieure, personnelle donc, qui est accessible à tous, à condition que les moyens de subsistance la permettent (en mode survie, évidemment, en revanche peu ou pas de place pour cette richesse intérieure). J'ai entendu pape François qui "passait", normal car si quelqu'un en ce monde est préoccupé par la misère criante et la richesse excessive, c'est bien lui, j'ai entendu parler de Jésus (logique aussi quand on connaît sa vie, son rejet de l'argent, de la possession et certaines de ses paraboles), j'ai entendu opposer Rousseau et Voltaire, le premier concentré sur "l'être", le second concerné par "l'avoir", le premier bannissant la propriété, le second estimant que la possession était facteur d'évolution et de croissance.

Donc, alors que moi je partais du principe que la richesse intérieure allait de soi (!), ne serait-ce que par la lecture, entre autres et que je m'attendais à ce qu'on se concentre sur le côté intolérable de notre société actuelle : trop de richesses entre les mains de quelques-uns et le reste des gens accablés par la misère et la pauvreté, c'est au contraire, au fil de la discussion, beaucoup la richesse intérieure qui a été mise en avant (Edith, elle, dans son expo, a fait la jonction entre les deux). Edith m'avait dit quand je suis arrivée : " vous direz, hein, ce que vous avez à dire ?" Je lui ai répondu que j'essaierais, mais je ne suis toujours pas rompu à l'exercice du tour de prise de parole, Gunter établissant, dans le but que tout ceux qui veulent parler, parlent, les priorités. Alors, je pensais insister sur le côté "intolérable", justement de ce déséquilibre de notre monde, mais je me suis fait damer le pion, hé hé, on l'a dit avant moi et, d'ailleurs, c'est tant mieux !

Deux conseils de lecture que j'ai retenus au passage : "L'almanach d'un comté des sables, d'Aldo Leopold, de 1949 ("A ses yeux, la voiture et les routes sont déjà les ennemies dont il faut se méfier, tout comme le discours du rendement économique") et "Quand la misère chasse la pauvreté" de Majid Rhanema, "critique profonde et novatrice de notre monde "globalisé" et de son approche du développement". Je m'arrête là, au moins c'est un mini compte-rendu. And that'll be all, folks !

Lenaïg

Tag(s) : #Essais

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