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Pour rester sur les pommes et les poires de mes essais de tankas d'hier, sur le thème des fruits de saison d'Eliane, j'ai voulu apporter à Lady Marianne (clic !) non pas un seul mais deux tableaux : le premier de Claude Monet, impressionniste jusqu'à présent incontesté puisque sa toile Impression soleil levant (clic !) reste considérée comme fondatrice du mouvement, le deuxième d'Auguste Renoir, peintre actuellement renié par un collectif aux Etats-unis (clic !) cherchant à le bannir de tous les musées américains sous le prétexte qu'il ne savait pas peindre. Allons donc ! Ces peintres impressionnistes eurent tant de mal à s'imposer et se faire reconnaître à l'époque, on ne va pas recommencer ! On peut critiquer, je reconnais, la façon dont Renoir peint les paysages et les estimer baclés -parfois mais pas toujours !-, on peut lui reprocher trop de flou dans ses décors -parfois mais pas toujours !-, mais c'est hypocrite d'ignorer sa maîtrise des bustes et portraits (clic !).

Pommes et poires - Lenaïg, pour Le tableau du samedi chez Lady

Avant d'en revenir aux pommes et aux poires, une citation de La petite encyclopédie de l'Art (gros ouvrage en dépit de son nom, paru chez France Loisirs, un joli cadeau maternel de Noël !), pour nous rappeler ce que cache le mouvement pictural :

"Les impressionnistes appliquent directement les couleurs sur la toile, en touches juxtaposées ou superposées. Les contours ne sont pas dessinés mais obtenus par le contraste des couleurs. Les touches apparentes ont d'abord été critiquées, car elles donnent aux tableaux un aspect "non fini" auquel le public n'était pas habitué."

Pommes et poires - Lenaïg, pour Le tableau du samedi chez Lady

Les impressionnistes avaient aussi un objectif très simple (en apparence) : juste peindre ce qu'ils voyaient, rien que ce qu'ils voyaient, en s'affranchissant des codes classiques, des références bibliques, etc ... Alors, voici des pommes, des poires et du raisin "vus" par Claude Monet, juste des pommes ensuite par Auguste Renoir. Sur les deux toiles, beaucoup de jaune, moins de rouge, un peu d'orange et du vert discret, l'automne à croquer, en résumé !

Si donc les contours n'ont pas été dessinés avant les touches de couleur, chez Monet ne sent-on pas qu'ils les a travaillé et retravaillé après, ces contours, s'appliquant à faire ressortir les contrastes et les ombres jusque dans les plis de l'impeccable nappe blanche ? Chez Renoir, la nappe est là aussi, comme une vague, ombres comme mouvantes dessus et le fond pourrait être du feuillage automnal roussi. Baclé ce décor ? Faut-il beaucoup d'imagination pour sentir la vie s'agiter autour de cette fausse nature morte, qui attire les regards par l'intense lumière diffusée, pour s'attendre à voir la feuille verte posée s'envoler ?

Lenaïg

Tag(s) : #Articles, #Essais, #Petits bonheurs
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