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Maîtresse Jill, c'est le jour de rentrée des Alceste, mais un certain Ernest, américain, se présente à la grille aussi. L'accepteras-tu ?
Note de Lenaïg
***

Marie Louve présente :

Ernest

Illustrations :

Prénom inattendu : Ernest - Marie Louve, Cour de récré chez Jill

Quelle déception ! Maman diva, cantatrice ou castratrice désirait une fille. Ernest est tombé dans ses bras presque complètement déçus. Papa médecin bourgeois aux anges, saura lui apprendre les jeux de chasse et de la pêche en traînant son fiston loin des bruits de Chicago, ville corrompue.

 

À dix ans, il reçoit en cadeau d’anniversaire,  son premier fusil. Ernest apprendra les plaisirs de la nature et de la liberté avec le soleil qui se lève aussi à la manière des Algonquins. Aura t’il eu une enfance malheureuse ? Sinon, sa fin de vie demeure tragique. Mère voulait Ernestine semblable à elle, les belles manières. Ernest avait la plume.

 

Un décor planté à Chicago, là où, Al Capone règne en roi et maître sans être la lumière du siècle.  Les folles années du bang bang,  je suis mort. Ce sont celles aussi de la prohibition donnant la chasse aux trafiquants d’alcool, de tripots clandestins et des bordels de grand luxe qu’Eliot Ness traque sans relâche. En vain ? Halte là ! Vint le jour des célèbres et traîtres rapports d’impôts américains. Voilà. Pour qui sonne le glas.  Éloignons-nous de ce parrain qui n’a rien à voir avec notre Ernest qui se bat contre le désespoir de voir disparaître la liberté avec l’adieu aux armes. Le jugement du manitou.

 

Le tour du monde, il fera sans jamais faire la guerre. Journaliste, ambassadeur, ambulancier, il sera  écrivain. La France, l’Italie, l’Afrique, l’Espagne, il est incontestablement un écrivain engagé. Et encore… Paris est une fête. Lui-même dira : (Un écrivain qui n’a pas le sens de la justice ou de l’injustice ferait mieux de se consacrer à l’édition d’un annuaire.)   Être là où l’histoire s’écrit !                                                                             

 

Cuba, Havane. Il chante, Tutti mi chiamano Bionda, il aime , il boit Blody Mary.  Alcool et Castro, nous y voilà. Le vieil homme et la mer. Une écriture d’un dépouillement magistral. Rigueur et concision… Ultime combat contre la mort. Délire américain espionnage ? L’adieu dans larmes, il quitte Cuba devenu insupportable par son antiaméricanisme.

 

Pour qui sonne le glas. À soixante-deux ans, revenu aux Etats-Unis dans l’Idaho, Ernest Hemingway, pareillement à son père se suicide.

 

Un grand écrivain : Ernest Hemingway.

 

Marie Louve

Prénom inattendu : Ernest - Marie Louve, Cour de récré chez Jill
Tag(s) : #Fantaisie et sérieux chez Marie-Louve, #Jeux
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