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Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Extrait des paroles de la belle chanson de Jean Ferrat, inspirée par une maxime de Louis Aragon, qu'il reprend ici en bas de l'extrait. Aragon et Ferrat l'ont affirmé, phrase transformée en question et préférée lors des votes de sujets de la séance d'avant les vacances pour le nouveau Café philo, qui fait sa rentrée jeudi prochain.

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/humour/femmes-dirigeaient-monde-sujet_2685_1.htm

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/humour/femmes-dirigeaient-monde-sujet_2685_1.htm

La femme est-elle l'avenir de l'homme ? Attention, gardons raison, mes "soeurs", ceci sent le piège, ne tombons pas dedans ! On connaît les paroles et la chanson, on ne doute pas de leur sincérité mais voyons plus loin que le bout de notre nez. Ainsi glorifiées, combien de femmes se sont retrouvées pieds et poings liés -si je puis dire, car en fait il leur aurait fallu plus de deux pieds, plus de deux mains pour accomplir leur destin ainsi scellé, de femme au foyer-, à toujours enfanter, à toujours pouponner, petit mari à soigner, pas le droit ni le temps de se cultiver, de s'émanciper (lire les manuels destinés aux jeunes filles encore dans les années 60). Ce piège écarté, regardons ailleurs et positivement : ah oui, les femmes ont souvent forgé l'avenir de l'homme, dans la petite comme la grande histoire ! Combien de régentes, quelquefois méchantes, derrière les futurs rois ? Combien de maîtresses, plus agissantes et influentes que les reines en titre ? Quand je pense que François 1er, séducteur patenté, décidait d'une guerre pour briller aux yeux d'une belle, quel prix à payer ! Pas pour elle, pour les manants qui subissaient ... Combien d'égéries, de modèles en peinture, pour des grands artistes ? Et de Camille Claudel, ou, tiens, de Marie-Françoise Constance Mayer de la Martinière, que nous a évoquée Lady Marianne, dans un de ses tableaux du samedi, à la fois artistes, muses et faire-valoir de leurs grands hommes de mari (si intéressés, juste chercher dans Mes liens sous la main) ? La Femme, dans l'ombre, construisant de son homme le grand destin, foin du sien !

De nos jours, ce n'est plus ainsi et fleurissent les femmes de pouvoir, qui décident à la fois de notre avenir à tous et de leur destin ! Je suis loin de les admirer toutes, mais je n'y peux rien, vrai que notre avenir peut être entre leurs mains ! Chefs d'entreprise, actrices ou mannequins, elles savent mener leur barque, quelquefois faisant du bien ! J'en ai en tête mais je les laisse imaginer, de plus elles n'ont point besoin de ma publicité. Sans être au devant de la scène, je pense aussi aux femmes africaines, qui portent à bout de bras leur famille et l'avenir de leurs pays ! Juste un lien ? Ici, pour n'en citer qu'un : L'agriculture, une affaire de femme.

Fais-je un essai de pamphlet, féminisme pas mort à la clé ? Je l'ignore, hop ! c'est envoyé. Parce que, je le remets, c'est un piège, n'y tombons pas. Je n'y crois pas, à l'esprit différent, entre la femme et l'homme. On nous a toujours dit : la femme donne la vie, elle n'aimera jamais la guerre ! Quid maintenant des femmes kamikazes, qui se font exploser, tout l'entourage avec ? Quid des jeunes lycéennes nigérianes enlevées par Boko-haram ? Ben, les derniers liens trouvés, où on n'apprend rien, remontent à avril dernier ... Certains voient ainsi la femme avenir de l'homme : l'esclavage et la prostitution, horriblement nommé le repos du guerrier ! Ah, elle est belle, notre humanité actuelle ! Sans doute y a-t-il des émules de Soeur Emmanuelle chez les chiffonniers du Caire (je sais, je suis allée me renseigner), des femmes de confession musulmane qui courageusement luttent contre l'asservissement et la négation de leurs soeurs emmaillottées ... Et des femmes athées, pleines de bonne volonté, au côté d'hommes, de même valeur, athées ou pas, qui ne se comportent pas en pachas, qui repassent leurs chemises (comme le commissaire Adamsberg, de Fred Vargas, dont je viens de savourer Critique de l'anxiété pure en Librio, rien à voir avec les polars, et j'ai tant aimé le lire que son souffle épique m'a portée, je l'avoue, une deuxième fois, dans mes propres mots sur ce petit essai).

Lenaïg

Note : je ne serai pas à ce prochain Café philo, j'en suis empêchée, mais cela n'empêche pas de cogiter ...

Tag(s) : #Essais

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