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http://www.2ememain.be/livres-bd/livres/policier-thrillers/livre-poche-le-myst%C3%A8re-chambre-216945912.html

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La police fut confrontée à une série de meurtres déroutants, la plupart s’apparentant au mystère de la Chambre Jaune : la victime était toujours seule, parfois dans une pièce à une seule issue que logiquement personne ne pouvait franchir sans être vue. Un autre point commun était qu’elle était devant l’écran de son ordinateur. Plus tard, des inspecteurs plus jeunes, donc plus au fait des nouvelles technologies, avaient découvert que la plupart travaillait sur des représentations en relief 3D. Enfin par déduction, le reste le faisait probablement aussi, quoique leur écran eût explosé.

 

La première victime ignorée de la police fut le logisticien Ford, de la NASA. Il était dans son bureau, consultant un plan tridimensionnel des entrepôts, quand les autres employés entendirent un cri bref, suivi d’un gargouillement écœurant. La seconde, toujours ignorée de la police, fut le docteur Rodney, un ingénieur de l’Armée ; il était en train de modéliser un appareil sur son ordinateur, quand on entendit un hurlement suivi d’une chute et du martèlement du sol comme par un épileptique. La troisième victime fut le docteur Carson, nutritionniste auprès de la NASA ; on sut qu’il consultait la base 3D de certaines molécules d’exhausteur de goût, et on l’avait trouvé gisant par terre, la gorge comme arrachée par une bête fantastique.

 

On écarta tout d’abord toute intervention surnaturelle. Les inspecteurs avancèrent la thèse de quelque attaque cardiaque ou d’une rupture d’anévrisme, ce que démentirent très aisément les légistes : ce genre d’incident est incompatible avec l’hémorragie massive interne, comme si la plupart des vaisseaux sanguins avaient éclaté, ce qui était arrivé à la majorité des victimes. Certaines étaient en train de jouer à quelque jeu vidéo 3D. Inexplicablement, quel que soit leur niveau, leur avatar mourait, et elles recevaient la même blessure mortelle que leur avatar. Des joueurs présentaient des impacts de balles introuvables, alors que leur avatar était abattu. Des inspecteurs avaient fini par découvrir ce fait déroutant et effrayant par le témoignage de joueurs en ligne qui communiquaient avec les victimes par webcam. Ils avaient sérieusement envisagé la thèse surnaturelle, à l’effroi indigné de leur supérieur.

 

À la NASA, ce fut la consternation en visionnant les vidéos des caméras de surveillance. Le logisticien Ford avait été bombardé à mort par des boîtes de conserve sorties de son écran, et qui disparurent à l’impact. Quant au docteur Carson, son moniteur lui avait projeté un jet de liquide apparemment toxique et corrosif résolument mortel ; toutefois, on ne retrouva aucune trace de ce liquide. En l’absence de toute explication rationnelle, on évita de divulguer les détails et on fit conclure à des accidents déplorables.

 

À l’Armée, il y eut également du charivari dans le département où travaillait l’ingénieur Rodney. Sous les yeux incrédules des enquêteurs qui visionnaient la vidéo de la caméra de surveillance, le bidule modélisé à l’écran était inexplicablement sorti du moniteur pour se matérialiser en vrai et s’enfoncer dans la poitrine de l’ingénieur, puis l’objet disparut, reprenant sa place à l’écran. Les militaires ne l’auraient pas cru, s’ils n’en avaient vu la preuve. Quant à l’explication, personne n’en avait, et aucun n’avait osé avancer la thèse surnaturelle.

 

 

Les amis et les connaissances de John Sheppard étaient perplexes. Depuis sa dernière mission, dont seuls ses supérieurs en connaissaient l’objet bien entendu, le colonel avait décliné les invitations et les beuveries. Il passait ses moments de loisir à jouer en ligne, après avoir acheté le matériel adéquat. C’était du moins ce qu’avaient raconté certains qui lui avaient rendu visite. Ils s’étaient rendu compte que leur ami était tellement absorbé à dégommer des adversaires, qu’ils finirent par le laisser seul. C’était tout de même étrange que John fût brusquement devenu accro de ce genre d’amusement, à la quarantaine.

Un petit malin d’analyste souligna l’étrange coïncidence entre le retour de John et la vague d’assassinats inexpliqués. En effet, les meurtres avaient débuté peu de temps après l’atterrissage de l’astronaute. Bien entendu, ses supérieurs avaient gentiment ri de son hypothèse farfelue, il n’y avait aucun indice indiquant que le colonel fût en relation avec l’une quelconque des victimes, et d’ailleurs, il n’aurait matériellement pu en tuer aucun. Ce n’était que pure coïncidence.

 

A suivre

 

RAHAЯ

Tag(s) : #Les nouvelles de Rahar

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