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Le célèbre pont homonyme (ou presque !), en vrai, en 2006 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_sur_la_rivi%C3%A8re_Kwa%C3%AF : Le pont sur la rivière Kwaï est un pont ferroviaire de Thaïlande franchissant la Kwaï Yai à Kanchanaburi ; il est traversé par la ligne Siam-Birmanie.  Construit pendant la Seconde Guerre mondiale par des travailleurs forcés sous les ordres de l'Armée impériale japonaise, il est célèbre pour le roman et le film qu'il a inspirés.

Le célèbre pont homonyme (ou presque !), en vrai, en 2006 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_sur_la_rivi%C3%A8re_Kwa%C3%AF : Le pont sur la rivière Kwaï est un pont ferroviaire de Thaïlande franchissant la Kwaï Yai à Kanchanaburi ; il est traversé par la ligne Siam-Birmanie. Construit pendant la Seconde Guerre mondiale par des travailleurs forcés sous les ordres de l'Armée impériale japonaise, il est célèbre pour le roman et le film qu'il a inspirés.

Bert Lafwin est détective privé. Il a été approché par les Hisparu, un riche avocat conseiller d’un sénateur et une physicienne d’un centre de recherche. Le couple n’avait plus eu de nouvelle de leur fils Ted depuis la Saint Valentin. Il devait passer les voir la semaine suivante, mais il n’était pas venu. Si ce n’était qu’une simple visite familiale, les parents ne s’en seraient pas trop formalisés, mais le garçon devait récupérer le CD de sauvegarde de son mémoire qui avait été malencontreusement effacé de son portable. La faculté avait constaté l’absence de Ted, ainsi d’ailleurs que celle de trois autres étudiants.

La police n’a pas fait de zèle, elle est trop occupée par la délinquance montante causée par une récession soudaine. Le détective commence donc son enquête à la faculté, cherchant les amis de Ted Hisparu. Malheureusement, pour la Saint Valentin, les étudiants s’étaient formés en petits groupes intimes, chacun avait fait des projets avec ses meilleurs amis, et personne n’était au courant de ce qu’avaient projeté Ted et trois de ses amis. Le jeune homme était avec sa petite amie du moment, Mona Meseur, son coloc Oscar Abbet et le flirt de celui-ci, Anne Etton.

Avec les recommandations de l’influent père de Ted, le détective peut accéder au logement du garçon et de son coloc. La chambre est moins bordélique qu’il le pensait, ce qui lui facilite la fouille. Il ne lui faut pas longtemps pour faire le tour du logement sans trouver d’indice intéressant ; tout est relativement bien rangé. Enfin, le détective avise sur le bureau un bloc note qui ne s’aligne pas avec les livres dessous.

Des feuilles ont été arrachées. En examinant la première page vierge, Bert remarque que celui qui avait écrit, a une écriture appuyée, et il en remercie le Ciel. Recourant à l’astuce classique, il pêche un crayon et commence à noircir avec légèreté la feuille. Bert voit alors apparaître un croquis et des mots. Le schéma est apparemment un plan, et les mots, fort probablement des noms de localité. Le détective peut ainsi lire Parlabba, Sitmodi et Verayeur, ce dernier étant entouré. Le nom de la rivière qui passe près de Sitmodi a été noté Couaille. Tout cela ne lui dit rien, mais il connaît mal la géographie de ce district. Apparemment, les quatre étudiants avaient dû projeter d’aller en excursion à Verayeur. Mais pourquoi avaient-ils disparu ? Un quelconque accident ne serait pas passé inaperçu… en théorie.

Ce n’est qu’en consultant le net dans un cyber, que Bert a pris conscience de la particularité des circonstances. Les trois localités ne sont que de petits villages insignifiants ; ils vivent quasiment en autarcie, quoiqu’ils ne soient pas enclavés. Leur isolement date d’une quarantaine d’années, depuis la construction de l’autoroute 14 et du tunnel du mont Gris; la route 58 qui les desservait faisait un trop long détour pour contourner la montagne. Les syndicats d’initiative de ces localités manquent visiblement… d’initiative : les articles qui leur sont consacrés, sont uniquement tirés d’un mémoire de géographie économique, rédigé il y a plusieurs décennies.

Toutefois, en interrogeant quelques étudiants, le détective a pu savoir que quelques jeunes de la faculté du district voisin avaient organisé une fête de la Saint Valentin à Verayeur. Ted et ses amis avaient sympathisé avec certains étudiants de ce district au cours de compétitions sportives inter universitaires, et ils ont été invités. Donc ils auraient pu emprunter l’autoroute pour rejoindre le bourg, mais ils avaient préféré prendre la route des écoliers, juste pour le fun.

Le détective téléphone à son agence. Il demande à son assistante Emmy Pléjic d’enquêter auprès des étudiants de la faculté de l’autre district. Le résultat pousse Bert à considérer sérieusement l’hypothèse de l’accident : Ted et ses amis ne sont jamais venus à Verayeur.

Bert décide de faire un tour avec sa vieille Coccinelle sur cette fameuse route 58. Elle n’est pas très fréquentée, les villageois ne l’empruntent, semble-t-il, que pour faire quelques achats vraiment indispensables. Il n’est donc pas très étonnant qu’il puisse passer un certain temps, avant qu’un accident sur cette route soit signalé. Comme deux paires d’yeux valent mieux qu’une, Bert appelle donc Emmy pour l’aider à déceler toute anomalie sur l’itinéraire. Celle-ci a dû laisser sa petite Kia sur le parking de la faculté.

Ils n’ont trouvé rien de notable jusqu’à Parlabba. En interrogeant quelques habitants, ils ont la confirmation que les quatre étudiants étaient passés par là ; ils avaient acheté quelques beignets locaux. L’Audi des jeunes gens était entrée à Sitmodi vers la fin de l’après-midi. Les étudiants en avaient profité pour se dégourdir et goûter à quelques spécialités de la petite agglomération.

Le détective remarque que la population comporte une forte proportion de gens âgés. Ces petits villages isolés sont frappés par l’exode rural. Avec Emmy, il prend un verre de bière locale au seul café du village. En bavardant avec la serveuse-propriétaire, une sympathique septuagénaire rondelette, ils ont un aperçu de la vie champêtre de la localité, de quelques légendes anciennes et récentes.

Sur la route vers Verayeur, le détective et son assistante n’ont rien remarqué. Bert conduit en père de famille, aussi bien pour ne rien rater de tout ce qui sort de l’ordinaire, que pour admirer le paysage plutôt pittoresque. Il s’arrête devant un ancien pont de pierre sans parapet ni garde-fou, qui enjambe la rivière Couaille, autant pour permettre à Emmy de profiter du site que pour soulager sa vessie derrière un buisson. Tout en faisant son affaire, Bert jette un regard sur l’ouvrage. Le pont est visiblement très ancien, d’ailleurs sa solidité en témoigne, il a passé les siècles sans aucune dégradation, sans la moindre trace de réfection. On construisait solide, dans l’ancien temps.

Alors qu’ils passent sur le pont, Emmy frissonne.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive, Emmy ? Tu as froid ?

— Non, non, je n’ai pas froid… du moins pas extérieurement. J’ai eu l’impression qu’une main de glace étreignait mon cœur, l’espace d’un instant.

— Ah, je crois que tu es trop sensible, tu as été influencée par l’aura d’ancienneté du pont. Cet ouvrage a probablement été témoin de tragédies et tu as peut-être été affectée par l’égrégore généré. »

A suivre

RAHAЯ

Le pont de la rivière Couaille de "notre" histoire ressemble-t-il à celui-ci ? - http://forum.citiesxl.com/viewtopic.php?t=2241

Le pont de la rivière Couaille de "notre" histoire ressemble-t-il à celui-ci ? - http://forum.citiesxl.com/viewtopic.php?t=2241

Tag(s) : #Les nouvelles de Rahar
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