Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pendant quelque temps, Dorian et Xhara conversaient discrètement sur leur fréquence secrète, aussi fréquemment que leur permettait leur fonction. La distance incommensurable qui les séparait était abolie… du moins virtuellement. Ils ne pensaient pas à l’insolite de la situation et espéraient inconsciemment au fond d’eux que le destin les réunirait, tôt ou tard.

Les amis du pilote le taquinaient évidemment, il n’avait pas de petite amie, alors qu’il avançait en âge. Certains essayaient même de jouer les entremetteurs. Mais contre tout bon sens, Dorian ne pensait qu’à Xhara. Dans son monde, il en allait de même pour la belle Lorienne, ses parents craignaient même qu’elle coiffât sainte Catherine et finît vieille fille.

Un jour, alors qu’il rédigeait un quelconque rapport, Dorian sentit la vibration furieuse de son appareil dans sa poche. Intrigué, vérifiant qu’il n’y avait personne alentours, il sortit l’émetteur-récepteur hyperspatial. Ce n’était absolument pas le moment de leur contact, mais il devait y avoir urgence, pour que Xhara l’appelât ainsi.

« Dorian… sommes …qués par …vai… inco… !

— Xhara ! Que se passe-t-il ? Je t’entends mal, répète.

— Là, ça va maintenant ? Mon appareil a reçu un choc. Dorian, notre vaisseau est attaqué par cinq appareils inconnus. Deux conseillers sont à bord. Notre bouclier tiendra juste une heure.

— Mais… vous n’avez pas appelé des renforts ?

— Nos agresseurs brouillent toutes les fréquences officielles. Celle que nous utilisons, toi et moi, est à la limite du canal hyperspatial, et personne d’autre ne l’utilise. Dorian, tu es notre seul espoir.

— Je vais faire tout ce qui est possible, Xhara. Donne-moi vos coordonnées. Tiens bon… Je t’aime. »

Le jeune officier estima qu’une demi-heure était largement suffisante pour rejoindre le lieu du drame, à vitesse hyperspatial. Il se rua vers le bureau du général commandant la base. Mais Dorian était pour le moins naïf, il n’avait aucune notion de politique ni de convention diplomatique.

http://alex1489.blog.jeuxvideo.com/620682/Des-vaisseaux-Ha-tac-goa-uld/

http://alex1489.blog.jeuxvideo.com/620682/Des-vaisseaux-Ha-tac-goa-uld/

Il était quand même assez populaire par son intégrité et sa compétence, pour pouvoir approcher assez facilement le général. Dans sa candeur, il croyait qu’il suffisait de claquer des doigts pour mettre en branle une opération de sauvetage. Effectivement, le général lui expliqua patiemment qu’il n’était absolument pas question de lever le moindre petit doigt. D’abord, il fallait envisager sérieusement l’incident diplomatique : comment expliquer aux Loriens l’arrivée providentielle d’un secours terrien ? Ils auraient beau jeu de porter une accusation d’espionnage ; il faudrait compter sur la mauvaise foi proverbiale des politiciens pour occulter le sauvetage en lui-même et monter en épingle la duplicité des Terriens. En outre, tout mouvement de la marine spatiale de cette nature, devait être débattu et approuvé par l’ONU, et une simple petite heure ne suffirait évidemment pas.

Dorian sortit, la mort dans l’âme. Mais comment pourrait-il donc sauver sa Xhara ? Connaissant ce qu’il savait, il lui était inconcevable de ne rien faire. Son désespoir se transforma en révolte. Il décida de passer outre les ordres et appela discrètement ses amis dont le nombre n’était pas négligeable ; c’étaient surtout des collègues spoliés comme lui, rapport à leur avancement. Il n’avait qu’un quart d’heure pour les convaincre de le suivre. Son principal argument — qu’il pensait de poids — était que les deux conseillers loriens à bord du vaisseau à sauver, seraient assez reconnaissants et auraient suffisamment d’influence pour leur garantir indulgence et immunité… voire célébrité, ce qui serait bien pour leur avancement.

Six pilotes avaient finalement accepté de donner un coup de main à leur ami. Ils étaient tous des pilotes confirmés, même si leur titre n’était que co-pilote. Le problème suivant était d’« emprunter » sept patrouilleurs armés. Ceux qui s’étaient désistés, avaient accepté d’organiser une diversion en allumant un incendie à l’opposé de l’aire de stationnement des vaisseaux. Dans le charivari résultant, les sept « mercenaires » purent filer à l’anglaise, les préposés aux détecteurs, distraits, manquèrent de réflexe et n’avertirent leurs supérieurs que trop tard. Sept vaisseaux de combat avaient disparu.

 

A suivre

RAHAЯ

Tag(s) : #Les nouvelles de Rahar
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :