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Avertissement réitéré, de Lenaïg, et comme le met Victoria sur facebook, âmes sensibles s'abstenir ...

Ah la la, j'aurais sans doute apporté une autre fin, estimant que la peur et la conscience rétrospectives de l'inconscience d'un personnage suffisaient ! Mais j'en aurais alors fait quelque chose de complètement différent et j'aurais détourné l'histoire de son but initial, je cite Rahar : C'est trop horrible pour que je prenne un cadre typiquement terrestre. Donc... Mais on peut tout à fait transposer dans des cas de choc de culture plus ou moins tragique.

Terrible récompense pour le gagnant humain, le sergent Ali Beauron ; comme l'a écrit Josette, qui a tout deviné, il porte bien son nom.

Le troisième prix des gagnants du jeu de balle : un pectoral en or ! Plutôt content, le troisième, qui promet de se repentir de ses péchés. Mais pourquoi donc le deuxième fait-il triste mine ? Parce que le sien, tout ouvragé qu'il est, n'est qu'en platine ? - http://www.silverinparis.com/pendentif-dans-la-culture-precolombienne,fr,8,52.cfm#.VB6H8xbp9-w

Le troisième prix des gagnants du jeu de balle : un pectoral en or ! Plutôt content, le troisième, qui promet de se repentir de ses péchés. Mais pourquoi donc le deuxième fait-il triste mine ? Parce que le sien, tout ouvragé qu'il est, n'est qu'en platine ? - http://www.silverinparis.com/pendentif-dans-la-culture-precolombienne,fr,8,52.cfm#.VB6H8xbp9-w

— Quoi ? Oh le malheureux !

— Tiens donc, et pourquoi ? Seuls les indigènes peuvent concourir ?

— Non, ce n’est pas ça, les autochtones ne sont pas sectaires, ils croient que leur religion est universelle.

— Alors quoi ?

— Je connais son adresse, mais pourvu qu’il n’arrive que troisième, ou à la rigueur second.

— Ah, vous voulez qu’on ait la délicatesse de faire gagner un indigène ?

— Non, vous ne comprenez pas. Oh seigneur ! »

Dans l’arène, le dit Ali, aussi nu que les autres concurrents, ne se distingue que par ses cheveux fortement ondulés et son teint un peu plus sombre, à part le fait d’être circoncis. Il a déjà fait trois sans-faute et attend son tour pour le quatrième anneau. Sur la quinzaine de compétiteurs, il n’en est resté que cinq, avec l’artilleur. Deux ont déjà fait trembler deux anneaux, et un troisième l’avant-dernier.

La balle d’Ali a traversé le quatrième cercle en plein centre, sous les vivats assourdissants des spectateurs ; son challenger en a fait autant, dans le même vacarme. Le suivant en a fait autant, mais les deux autres ont fait vaciller l’anneau.

Ali Beauron est probablement l’un des meilleurs artilleurs de la marine spatiale. Il ne lui a pas été difficile de réussir la dernière épreuve. Son challenger a frôlé l’anneau et prend donc la seconde place. Le troisième a réussi, mais il avait déjà frôlé le second anneau. Les deux derniers ont raté.

Les trois gagnants sont appelés au pied de l’estrade, face à la tablette aux colliers. L’humanoïde arrivé second, a reçu le magnifique collier de platine, tellement ouvragé que pour un peu, il serait qualifié de pectoral. Il n’a pas la mine réjouie à laquelle on s’attendrait. En fait, si Ali n’avait pas raflé la première place, l’indigène aurait pu avoir une chance avec la délibération des prêtres. L’autre autochtone est plutôt content d’arborer son collier d’or, il est conscient de ses fautes et espère l’indulgence des dieux.

Qu’est-ce qu’Ali a donc espéré ? plus de platine ou plus d’or ? Deux prêtres l’emmènent vers un trône de bois précieux sculpté. Curieusement, devant ce trône, il y a une sorte d’assemblage de bois dur dont la poutre supérieur présente une échancrure courbe. Et devant cet assemblage, il y a une sorte de grand bol métallique.

« C’est bien ce que je craignais, il est trop tard, commandant.

— Mais qu’est-ce que cela veut dire, que va-t-il se passer, maintenant ?

— La récompense suprême, c’est le droit de rejoindre les dieux, commandant. Et on ne peut rien faire, si on bougeait, on serait massacré, malgré nos armes. »

Là-bas, deux bras courbes actionnés par quelque ressort, a emprisonné Ali sur son trône. Un prêtre actionne un levier et le siège bascule en avant, sous l’ovation des spectateurs. L’artilleur se retrouve le cou dans l’échancrure de l’établi. Un prêtre arrive avec un long sabre et décollète proprement l’heureux gagnant, sous la clameur fervente de la foule.

« Pauvre Ali !... Enfin, du point de vue de ces humanoïdes, il a eu l’insigne privilège de rejoindre les dieux.

— Mais enfin professeur, vous ne pouviez pas nous prévenir ?

— Comment pourrais-je prévoir qu’un inconscient ne connaissant rien des coutumes de ce peuple oserait défier ces indigènes.

— C’est bon, on va devoir modifier quelques règles d’interaction avec les aliens. »

Fin

RAHAЯ

http://www.dinosoria.com/maya-sacrifice.html

http://www.dinosoria.com/maya-sacrifice.html

Tag(s) : #Les nouvelles de Rahar
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