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La journée de la femme, complexité de la lutte ! - Lenaïg

Le 8 mars (Mars ?) est de retour, la femme a sa journée et je suis contente d'entendre dire de plus en plus qu'une seule journée n'est pas assez, ce qui est le cas de toutes les autres journées spéciales, où sont mis à l'honneur les êtres bafoués, souffrants, victimes d'injustices dans le monde, au risque de tomber dans l'oubli dès le lendemain. Depuis 1999, une journée de l'homme a été instituée de son côté, le 19 novembre, pas encore très connue en France, mais je ne doute nullement qu'elle ait sa raison d'être.

Les clichés se brouillent et s'entremêlent, l'homme aussi se fait objet, vend ses charmes dénudés, la femme, elle, soit continue à s'exhiber en maillot pour arracher un titre de Miss Potiche, soit se dissimule en public sous des voiles noirs pour des raisons diverses : se protéger des ardeurs masculines (qui ont toujours bon dos !), ou parce qu'elle croit que le prophète a voulu cela, ou parce que son mari est un tyran ...

Je ne pouvais pas ne pas évoquer ces silhouettes sombres et entièrement couvertes que je ne manque pas de croiser quand je sors de chez moi, que je sois à Paris ou ailleurs, je ne suis pas d'accord du tout, ce n'est pas là la bonne voie, cela n'a pas sa place en terre laïque et républicaine. En croiser me rend triste et mon opinion ne change pas. Liberté de se vêtir à sa guise ? Certes, mais se nier quand on sort de chez soi ne me paraît pas la solution, c'est une liberté détournée.

C'est parce que j'ai toujours sympathisé avec le mouvement féministe et que j'admire le courage des Femen, soldates de la liberté. J'espère quand même qu'ont disparu des consciences l'image de la femme complice du serpent biblique et cause première des tourments humains, l'adage de la femme qui n'a pas d'âme ; même si l'Eglise n'a jamais dit ni écrit cela en vrai, mais que c'est ce qui a été colporté (par qui ?). J'espère aussi qu'a perdu beaucoup de son sens l'injonction de la femme qui doit rester à sa place (à torcher les enfants et tout préparer pour le retour de son cher mari fourbu par sa journée de travail, le seul de ce nom). Rester à sa place au foyer et ... se faire battre en toute impunité par le mari insatisfait ? Quelle odieuse plaisanterie, celle qui dit : "Bas ta femme, tous les matins, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait !" Je ne veux pas chercher l'origine de cette maxime machiste, mais la lutte contre les violences faites aux femmes et leurs agresseurs impunis doit continuer sans répit.

Et la femme n'est pas plus l'avenir de l'homme, n'en déplaise à Jean Ferrat, que l'inverse ! La femme, tout comme l'homme, doit pouvoir prendre son propre avenir en main, en choisir les orientations selon ses aptitudes et ses préférences. Pour ce qui est d'avoir, ou de garder, un enfant, elle doit avoir le dernier mot, un acquis qui malheureusement, est à nouveau remis en question. Etrange qu'en France, pays de la liberté, l'égalité, la fraternité (ou la mort !), nous n'ayons toujours pas eu de femme présidente ! Honteux que nos députés et sénateurs se conduisent encore comme des pourceaux vis à vis de leurs collègues féminines ! Inadmissible qu'à travail égal, les femmes soient encore payées 25 % de moins que les hommes ... Il en reste du pain sur la planche !

Alors, pour m'offrir une vision positive, j'ai choisi de me concentrer sur une seule femme, Francine Leca, que je vais évoquer sur Ekla ! Un petit article à paraître plus tard dans la journée, ou demain.

Bonne fête, donc, les amies, et bises à tout le monde !

Lenaïg

PS : à suivre, quelques illustrations du net, et petites légendes de mon cru.

Ma légende : complexité de la lutte ! Lenaïg

Ma légende : complexité de la lutte ! Lenaïg

Ma légende : Justement, monsieur mon patron, qu'est-ce que vous attendez ?

Ma légende : Justement, monsieur mon patron, qu'est-ce que vous attendez ?

Là, je cite Wikipedia : Marie Olympe Gouze, dite Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris en France le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et féministe. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme.

Là, je cite Wikipedia : Marie Olympe Gouze, dite Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris en France le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et féministe. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme.

Tag(s) : #Billet d'humeur
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